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La position du gouvernement français sur des dossiers récents concernant le bien-être animal montre sa propension à suivre avant tout la volonté des filières d'élevage. Deux exemples : tout d'abord la défense des méthodes intensives pratiquées dans la production de foie gras et l'obstruction du gouvernement français dans les négociations pour la protection des poulets d'élevage qui a aboutit à l'adoption d'un texte validant les méthodes intensives pratiquées en France. L'enjeu majeur sur le bien-être animal se situe au niveau de l'élevage pour la production de viande, d'oeufs et de lait. Ce sont chaque année plus d'un milliard d'animaux qui sont mis à mort dans les abattoirs français, soit 3,5 millions par jour et ce dans la plus grande opacité ! Les méthodes d'élevages sont généralement à 80% des méthodes intensives où les animaux sont entassés dans des bâtiments fermés.
Été 2007, le scandale éclate: la plupart des fleuves français et ses poissons sont contaminés par les PCB, plus communément appelé le Pyralène, dont la particularité est de se nicher dans les sédiments. Le Rhône est alors le principal fleuve touché par cette pollution mais aujourd'hui une enquête révèle que les estuaires français sont les zones les plus polluées par les PCB. A propos de l'estuaire de la Seine, Christophe Minier, chercheur parle de « cas de contamination d'estuaire la plus élevée au niveau mondial ». De nombreux sites autour de la Seine et de la Somme sont touchés et globalement la contamination des huîtres et des moules touche l'ensemble du littoral.
Les Amis de la Terre-France s'associent à la demande de leurs collègues européens pour que les responsables politiques de l'Union européenne mettent enfin en place une législation de précaution sur l'usage des nanotechnologies dans l'industrie. Selon Christian Berdot des Amis de la Terre-France : /« D'un côté, on étouffe les petits producteurs avec des règlements sanitaires toujours plus tatillons et coûteux, de l'autre les industriels ont toute latitude pour mettre en danger la santé des citoyens avec des produits potentiellement toxiques sans que le moindre étiquetage, la moindre réglementation ne soient mise en place. Comme pour les OGM, on commercialise d'abord et on fera les études après, l'intérêt des industriels passe avant la protection des citoyens et de l'environnement.
une éco-taxe sur les sacs plastiques non biodégradables pourrait voir le jour. L'idée d'instaurer une fiscalité pénalisante pour les sacs non biodégradables revient après avoir été abandonnée il y a quelques années. Après avoir identifié les secteurs d'applications de la chimie du végétal dont font partie les emballages en bio plastiques, une évolution du cadre législatif européen pourrait être envisagée. Elle permettrait de mettre en place un dispositif favorable aux matériaux renouvelables. Dernièrement plusieurs pays se sont engagés dans cette voie comme l'Irlande qui a totalement interdit la production, la vente et l'utilisation des sacs plastiques.
une action d'ampleur de reforestation a été mise en place. C'est le programme "Pour un milliard d'arbres" du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) impulsé par une militante écologique kenyane Wangari Maathai. 1,5 milliards d'arbres ont été plantés en Éthiopie, Mexique, Turquie , Kenya, Cuba mais encore très peu pour l'instant au Brésil et en Indonésie. Pour compenser la forêt perdu depuis 10 ans il faudrait replanter l'équivalent de la surface du Pérou. Il y a quelques temps 250 000 indiens ont battu le record de plantation d'arbres avec 800 000 arbres plantés en un jour.
Anne-Laurence MAZENQ, pour la Rédaction.