
Huit mois après avoir fait supplicier Jacques de Molay, haut dignitaire templier, le roi Philippe le Bel mourut. Aujourd'hui, des dizaines de milliers de personnes vont rendre hommage à celui-ci ou plus simplement visiter sa dernière demeure à la basilique Saint-Denis, la nécropole des rois de France.
C'est au cœur de ce prestigieux édifice que la fabuleuse histoire des Templiers écrit l'un de ses pans les plus fameux, puisqu'y repose le dernier acteur officiellement recensé au terme de la tragédie du 19 mars 1314.
Pourtant, Philippe le Bel ne semble pas reposer en paix aux côtés des Charles Martel, Pépin le Bref, Charles V, François Ier et autres Henri II et Catherine de Médicis !
Selon Albert Ollivier, un minuscule vitrail montre un ecclésiastique à genoux, les mains jointes dressées vers le haut, habillé d'un long vêtement frappé d'une croix, qui serait un templier en prière.
Lorsque j'ai évoqué cette possibilité sur place, le scepticisme fut de rigueur…
Diable ! Un Templier au-dessus de la dépouille de Philippe le Bel, décidément, les «
ésotéristes » voient beaucoup de choses…
Ce que j'ai vu, moi, c'est le gisant du roi qui a tant pourchassé les moines-chevaliers (et les Juifs). Sa tête couronnée est posée sur un petit coussin. De la main droite, il tient le sceptre, de la main gauche il abaisse légèrement son habit comme s'il voulait montrer son cou. Ses pieds, chaussés, reposent sur un lion.
En s'approchant le plus possible du visage, malgré les grilles et chaînes de protection, alors que la lumière artificielle illumine tout le gisant de marbre blanc, le roi maudit semble avoir un petit sourire narquois. À moins que ce ne soit un rictus…
Dort-il en paix avec le Templier au-dessus de lui ? J'en doute.
Pierre Guelff, auteur de « France Mystérieuse, insolite et sacrée », deux tomes, Groupe des Editions Jourdan-L'Arbre.
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Pierre GUELFF, pour la Rédaction.