Mais certains cours d'eau et nappes phréatiques restent cependant déficitaires.
Nelly Olin, la ministre de l'environnement, envisage la suite de la saison avec un peu plus de sérénité. Les pluies et les chutes de neige ont été assez importantes, en particulier sur le sud-ouest et le bassin parisien, deux secteurs particulièrement sensibles. Ce sont des pluies efficaces qui ont été bénéfiques aux réserves d'eau, car elles sont intervenues à une période où le couvert végétal utilise une faible part des précipitations.
La situation est pratiquement revenue à la normale à l'ouest de la chaîne pyrénéenne, en Aquitaine ou encore en Poitou-Charentes.
Mais il faut rester vigilant dans la région lyonnaise ou en PACA où des déficits de pluviométrie demeurent.
En termes d'équilibre des ressources par rapport aux besoins, la situation la plus critique est celle du bassin Adour-Garonne en raison des prélèvements locaux pour l'irrigation. A la demande de la ministre de l'Ecologie, le préfet coordonnateur de ce bassin a même réuni l'ensemble des professionnels agricoles du sud-ouest afin qu'ils tiennent compte de la situation hydrologique dans le choix de leurs cultures.
Du côté des barrages, EDF indique que les réserves sont au plus haut, sauf dans les Pyrénées orientales. Des discussions sont en cours concernant des lâchers d'eau exceptionnels.
Mme Nelly Olin souligne donc que si les nouvelles sont plutôt rassurantes, certaines régions ont toujours une situation alarmante et il convient de rester vigilant pour avoir partout une capacité de réaction rapide si la situation se dégradait dans les mois à venir.