Jusqu'où peuvent aller les publicitaires pour vanter les mérites de la « voiture propre »? "Les pauvres sont dégueulasses ils polluent" : Cette accroche publicitaire est devenu slogan pour la société Ucar, spécialisé dans la location de véhicules, et le moins que l'on puisse dire c'est que les réactions ne se sont pas fait attendre…Très vite, bon nombre d'associations d'aide aux démunis ont demandé l'arrêt de la campagne quand dans le même temps, l'annonceur promettait « une voiture moins chère que la moins chère du marché ». |
Objectif pour Ucar, travailler sur le rajeunissement de son parc automobile et sensibiliser une fois encore et à moindre coût, sur la lutte contre la pollution automobile. Alors que les pros du marketing et de la pub savent rappellent qu' « une dose de provocation est nécessaire pour qu'une publicité soit remarquée », le délégué général d'Emmaüs Patrick Dugois, mettait en garde contre ce type de campagne, estimant que je cite, « comme par hasard on s'en prend aux pauvres, quand le publicitaire aurait tout aussi bien pu titrer sur les riches pollueurs aux nombreux 4x4 … » Il est vrai, que comme les instances du Secours catholique, il est à déploré "qu'une société commerciale stigmatise une population fragile à des fins purement publicitaires, sous prétexte que ces gens n'ont pas les moyens de se doter d'un véhicule plus propre, et donc foncièrement plus neuf, voir plus cher". Le PDG de Ucar, Jean-Claude Puerto-Salavert, a admis, auprès de l'AFP, que « la pollution automobile n'était pas un problème de conscience écologique mais de pouvoir d'achat ». Pour lui, « une voiture de 15 ans d'âge coûte 180 euros par mois hors carburant, un budget permettant d'acheter une petite voiture propre si toutefois les pouvoirs publics ajoutaient une prime à la casse pour que les vieilles voitures soient retirées de la circulation. Et c'est bien là le problème… A Martin Hirsch, ancien président d'Emmaüs et actuel haut Commissaire aux Solidarités actives, de réagir; il s'est s'indigné de cette publicité, profitant de l'occasion pour jeter l'idée de la création des « automobiles des Restos », un structure offrant des journées gratuites de location de voitures aux gens qui en ont besoin, pour trouver un travail par exemple ». |
Le message sur les pauvres "pollueurs dégueulasses, faute de moyens", ou ayant d'autres préoccupations que le CO2 de leur voiture, avaient deux parutions prévues, une dans le Monde, et l'autre dans le Parisien. L'une des deux ayant été annulée Fabrice HUBERT Economie et environnement © mai 2008 AFP
fabrice, pour la Rédaction. |