
La Commission européenne s'attaque à la forte consommation d'électricité des appareils électroménagers en mode veille et mode arrêt. Selon une directive datant de 2005, les dépenses d'énergies de ces derniers devraient être divisées par deux d'ici 2013. Ainsi par exemple, votre téléviseur ou votre réfrigérateur n'auront besoin que de deux Watt en mode veille et d'un Watt en mode arrêt pour être fonctionnel. La liste des produits concernés est très large. Elle va des produits ménagers (friteuses, micro-ondes, grilles pains) aux appareils électroniques (caméscopes, consoles de jeux, ordinateurs). Pour Thiery Salemon président de l'association Négawatt, cette directive va dans le bon sens : « Quand dans votre cuisines ou votre maison vous avez tout une série de petites veilles comme ça de petites lumières un peu à droite, à gauche d'appareils qui sont en veille, chaque Watt utilise en permanence presque neuf kilos Watt heure par an. C'est absolument considérable ; donc, il faut limiter ça et la mesure va dans le bon sens. Je pense même que c'est une mesure intermédiaire ; à un ou deux Watt, c'est encore trop, évidemment c'est mieux qu'au par avant ; ça va généraliser la possibilité de mettre en place des petits électroniques qui vont pouvoir ensuite après réveiller en quelque sorte l'appareillage», affirme t-il.
Cette mise en conformité des appareils va représenter un léger surcoût pour les fabricants. Mais selon Martin Besieux porte parole de Greenpeace à la commission européenne, l'utilisation des énergies renouvelables peut représenter une réponse adaptée aux problèmes d'économies d'énergies. Une vision que ne partage pas tout à fait Thiery Salemon président de Négawatt : « La priorité, c'est de travailler sur la consommation d'énergie, c'est-à-dire d'optimiser nos équipements et de travailler à deux niveaux. D'une part sur ce qu'on peut appeler la sobriété énergétique, c'est-à-dire le fait qu'on n'ait pas de gaspillage d'énergie par de mauvaises pratiques. Par exemple, par des allumages la nuit dans des villes qui ne servent strictement à rien et qu'on saurait parfaitement limiter à des niveaux simplement de sécurité ; et puis, il y a les problématiques de veille dont je viens de parler, des niveaux de température très peu appropriés pour les climatiseurs. Par exemple, quand vous passer une climatisation de 28 degré à 26 degré, vous multipliez par deux la consommation et si vous descendez à 24, vous la multipliez par quatre. Tout cela pour un local qui doit simplement être tempéré et éviter de se retrouver en surchauffe. Donc, il y a un gain prodigieux sur la façon dont on doit utiliser l'énergie, indépendamment même des équipements. C'est ce qu'on appelle la sobriété énergétique. Ce travail, il est après, sur les rendements d'appareillages, des chaînes de production ou la façon dont on produit l'énergie ; et ça c'est sur l'efficacité énergétique », conclut-il. Pour Thierry Salemon, le couplage sobriété et efficacité énergétique permettrait d'économiser jusqu'à 60 pourcent de notre consommation.
association Négawatt
photo : supra 30
Gildas Ngare, pour la Rédaction.