L'anencéphalie, malformation incompatible avec la vie, ou le Spina bifida , dont les formes peuvent être plus ou moins sévères, concernent une naissance sur mille en France. Ces pathologies trouveraient leur origine dans la combinaison de deux facteurs principaux, génétique et environnemental. Chez 10 à 15% des européens, le gène qui code pour l'enzyme clé du métabolisme de l'acide folique est muté sur les deux copies, augmentant le risque de malformations. Mais les carences en vitamines B9, même en l'absence d'anomalies génétiques, peuvent être à l'origine de ces malformations comme d'un nombre accru de fausses couches et de complications de la grossesse. C'est la raison pour laquelle une complémentation en acide folique est recommandée pour réduire les risques. Mais cette complémentation doit avoir lieu plusieurs mois avant la grossesse et particulièrement en cas de prise de pilule contraceptive. Car la pilule contraceptive épuise l'acide folique. Par conséquent, toute femme qui décide d'avoir un enfant devrait arrêter la contraception au moins six mois avant la conception, pour que le foetus puisse bénéficier d'une quantité suffisante d'acide folique durant les premiers stades de son développement. Autre facteur à l'étude, le tabagisme, qui serait aussi à l'origine de carence en vitamine B9 chez certaines femmes. Une carence qu'une alimentation équilibrée contribue à réduire. Folique vient du mot feuille, parce que les légumes verts sont de bons pourvoyeurs en acide folique. Asperge, betterave rouge, choux de Bruxelles, épinards, mais aussi, salade verte, persil, endives, brocolis apportent cette vitamine comme beaucoup d'autres, et en particulier lorqu'ils sont consommés crus. |

L'acide folique se trouve aussi dans la levure de bière, encore appelée levure maltée, dans le foie de poulet et de boeuf, ainsi que dans les pois chiches, les lentilles et le jus d'orange. Mais l'apport journalier nécessaire à une femme enceinte, évalué à 400 microgrammes, est difficile à atteindre. La complémentation vise ainsi à limiter le risque de carence au début de la gestation. Malgré les recommandations de la Société française de Pédiatrie en 1995, on constate qu'aujourd'hui, seulement 1 femme sur 4 est informée par son médecin traitant de l'importance de l'apport en vitamines et en particulier en B9. La dégradation des habitudes alimentaires des français est un élément d'inquiétude supplémentaire face à ces malformations graves, la consommation de légumes et de fruits restant faible malgré les campagnes de sensibilisation. Si vous consommez beaucoup de fruits frais, de légumes verts et que votre alimentation est équilibrée, il est inutile de s'alarmer outre mesure. Mais dans tous les cas, il ne peut être que bénéfique de veiller à ce que les apports en vitamines, oligo-éléments et autres nutriments soient à la hauteur de la tâche que représente la conception d'un enfant. Sources : Gestion Santé Associaiton Spina Bifida et Handicaps Associés McGill University Health Centre Journal olivier, pour la Rédaction. |