
«
Test Achats » est une organisation de défense du consommateur et travaille avec des laboratoires renommés dans le monde entier. Des laboratoires indépendants de toute pression des fabricants, y dit-on.
Tout, vraiment tout, est décortiqué, analysé, désossé, pesé, soupesé, comparé… : de la viande de bœuf à la TV numérique, en passant par les dentifrices, le thon en boîte, les voitures, les frigos combinés, les jeans éthiques, etc.
Justement, que je parle éthique, "
Test Achats" vient d'enquêter dans le monde de la publicité dite «
verte » et, croyez-moi, la surprise est de taille.
D'ailleurs, je vais y consacrer deux chroniques !
On sait qu'en intégrant la thématique d'une société plus durable dans leurs publicités, les entreprises ont pour but essentiel de toucher un nouveau public bien ciblé.
Néanmoins, l'allégation «
verte » en voit de toutes les couleurs, si j'ose dire.
Des exemples ? Une voiture qui ne rejette «
seulement » que 100 gr de CO2 émet tout de même 1,5 tonne de CO2 en un an ou durant 15.000 km.
Autre exemple époustouflant : certains appareils sont qualifiés de «
verts » et respectueux de la nature tout simplement parce qu'ils sont dotés d'un bouton marche/arrêt, alors que les fabricants devraient surtout se concentrer sur des matériaux aisément récupérables ou biodégradables.
Encore un exemple utilisé par certaines entreprises pour redorer leur blason «
écologique » : tel bon père de famille qui a le pouvoir d'attraper le soleil et qui, même, le revend. Ce que cette publicité ne dit pas, c'est que derrière cette louable promotion de l'énergie verte il y a une réalité totalement différente : 50% des ressources énergétiques sont le gaz, 17% le nucléaire, 12% le charbon et moins d'1% pour l'énergie solaire.
Enfin, le top du top, c'est que l'industrie automobile présente la voiture électrique comme le symbole de la lutte contre le réchauffement climatique. Certes, elle est moins polluante que d'autres, mais elle ne pourra porter le label «
zéro émission » qu'à la condition d'utiliser une énergie renouvelable.
Pierre Guelff.En savoir plus...
En savoir plus...
En savoir plus...
Pierre GUELFF, pour la Rédaction.