Mais ce n'est pas tout. Un conflit armé, un renversement de pouvoir, une crise financière en Occident, voici quelques ingrédients suffisants pour que les pays producteurs décident d'augmenter leurs tarifs en énergie. C'est la Loi du marché, de l'offre et de la demande. Même si les plus optimistes considèrent qu'il faudra encore 150 ans pour que les ressources en pétrole disponibles sur terre disparaissent , il faut bel et bien s'attendre d'ici là à des augmentations du prix de l'or noir, mais aussi et surtout, à une multiplication des recherches pour trouver de nouveaux gisements , principalement pour parer dés aujourd'hui à l'augmentation de la demande dans les pays émergents à forte croissance, (Chine et Inde pour l'essentiel). Pour Philippe Vasset , rédacteur en chef de la lettre d'information Africa Energy Intelligence , " un baril à 100 dollars va inciter les pétroliers à forer n'importe où, sans grande considération pour l'environnement, et ainsi appauvrir les population du tiers monde , dont l'électricité et essentiellement produite par l'énergie thermique". A Philippe Vasset d'ajouter : " Cette nouvelle hausse est absolument catastrophique pour les pays du tiers-monde. Beaucoup de pays africains ne peuvent plus payer. Or, leur électricité n'est produite que par des centrales thermiques. Que vont devenir leurs populations? L'accélération des flux migratoires va obligatoirement toucher l'Europe." Force est de constater qu'au lieu de se tourner vers les nouvelles énergies, il soit de mise d'aller chercher du pétrole ailleurs en prospectant dans des pays où les pétroliers n'ont encore jamais mis les pieds. C'est le cas dans des champs de pétrole jugés peu rentables à 30 dollars le baril il y a encore quelques années, mais aussi en terre inconnue comme à Madagascar ou dans certaines régions d'Afrique, ou même plus au nord, au Canada… Il faut se rendre à l'évidence, aujourd'hui à plus de 100 dollars le baril, le pétrole reste plus intéressant financièrement pour les pétroliers, que les ressources alternatives , d'autant que le choc pétrolier est condamné à être durable. |
Une chose est sûre, il n'y aura plus jamais autant de pétrole qu'il y en a déjà eu, et nous ne pouvons plus en consommer autant que nous le faisons. En attendant, les forages se multiplient, la voiture pèse de plus en plus lourd dans le budget des ménages, et les fabricants de plates formes et autres matériels de forage se frottent les mains. Fabrice HUBERT Economie et Environnement Plus d'info: ''Africa Energy Intelligence''
fabrice, pour la Rédaction. |