
Dur dur d'être écolo quand on veut chauffer sa maison.
L'hiver en particulier, c'est un véritable cauchemar. Le chauffage est un gouffre à énergie, qu'elle soit électrique, au charbon ou au gaz.... et l'énergie c'est de la pollution en perspective.
Alors pour lutter contre le froid, plusieurs écoles écolo s'affrontent.
- Les radicaux d'abord qui refusent tout recours à une source d'énergie. Pour eux hiver rime avec pull-over et chaussette en mohair. Du thé bien chaud pour se réchauffer de l'intérieur. Des boudins de porte pour empêcher les courants d'airs glacés. Et pour dormir: une bouillotte dans le lit et une couverture de plus pour ne pas finir les nuits congelé comme Hibernatus.
- Les modérés eux vont adopter la méthode intermédiaire. S'il y a déjà des radiateurs dans votre logement autant les utiliser mais de manière intelligente. En moyenne un chauffage entre 17 et 19° est largement suffisant. Et pour les éventuels frissons, un bon pull fera l'affaire. Et tant qu'à faire autant se le tricoter soi-même, c'est encore mieux.
Il faut tout de même reconnaître un inconvénient à tout cela: pas facile d'entretenir une vie sociale dans ces conditions. A moins d'utiliser la chaleur humaine de ses amis pour réchauffer le murs de votre foyer.
- et puis il y a les opiniâtres. Ceux qui optent pour les alternatives au très gourmand convecteur électrique ou à l'onéreuse chaudière au fuel. Ils utilisent des poêle à pellets, poêle à bûches, pompe à chaleur,
puits canadien, tunnel à galets,... et j'en passe. Des opiniâtres car ces systèmes ne sont pas encore très connus et même les fabricants semblent à la peine sur certains modèles.
Le point commun de tous ces chauffages alternatifs est d'utiliser au maximum des ressources renouvelables ou non polluantes: comme le bois, le soleil ou la
géothermie...
Impossible ici d'établir un classement des bonnes et des mauvaises solutions. Tout dépend du logement à chauffer, du nombre de personnes qui y vivent et des matériaux de construction.
Alors bien sûr tous ces moyens de chauffer ont un coût qui sera plus ou moins amorti sur la durée.
A titre indicatif, un poêle à granulés coûte entre 1900 et 4000 euros; ce à quoi il faut ajouter 4 à 8 euros de granulés par jour quand il fait froid.
Compter environ 3000 euros pour un puits canadien...
Ces prix bien évidemment varient en fonction du volume à chauffer et de l'isolation du logement.
L'isolation.... on touche là au coeur du débat. C'est d'ailleurs le credo qui revient en boucle sur la plupart des forums sur internet: le plus écologique des chauffages, c'est quand il n'y a pas besoin de chauffer. Et pour cela les techniques sont multiples...
Isoler les combles, installer un triple vitrage, rendre les murs étanches... L'objectif ultime étant bien sûr la maison passive. Comprenez par là: une maison qui produit quasiment autant d'énergie qu'elle en consomme. Un rêve pas si fou mais qui nécessite une bonne maîtrise des règles de construction pour éviter les déperdition de chaleur et assurer un bonne ventilation.
Tout le monde ne peut pas atteindre le stade de la
maison passive. Surtout sur du bâti déjà existant et qui peut être ancien. Mais des travaux sont toujours possibles pour améliorer le rendement énergétique de votre logement. Et pour alléger la facture, une multitude de prêts, de subventions et de crédits d'impôts existent selon la nature de vos travaux.
Ce n'est pas parce qu'on chauffe écolo qu'il faut se donner des sueurs froides.
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Grégory LESCA, pour la Rédaction.