développement durable agenda 21 énergie renouvelable commerce équitable empreinte écologique podcast Biodiversité Environnement Radio du Monde Actualité Environnement Musique Musiques du Monde Ecologie mp3 Webradio

« Chronique Précédente TOUTES LES CHRONIQUES de ECO CITES Chronique Suivante »

VILLES DURABLES OU L’ART DU COMPROMIS

ECO CITES
Chronique du 26-05-2009

Par Philippe BOURY
PODCAST / RSS / RESEAUX ECO CITES
Cette chronique n'est plus
accessible en audio !
PODCAST Itunes ECO CITES PODCAST ECO CITES XML RSS ECO CITES Utilisez le MirPod

LA CHRONIQUE
Le projet du Grand Paris, présenté fin Avril à la Cité de l'Architecture, a relancé le débat autour du principe de la « ville durable ».
Mixité sociale, sobriété énergétique, impacts minimisés des rejets de carbone, qualité de vie, les composantes de ces cités d'un futur plus ou moins proches doivent s'inscrire dans les principes du développement durable… C'est en tous cas le vœux exprimé par le Ministre de l'Ecologie Jean Louis Borloo, lors de la présentation en grande pompe de ce que devrait être Paris à l'horizon 2022-2025.

Si les 10 projets présentés intègrent, plus ou moins selon les cas, ces contraintes environnementales, tous ne font pas l'unanimité derrière eux. Le WWF a passé au crible les différentes propositions et a décerné ses bons et mauvais points aux solutions envisagées pour rendre la Région Capitale vivable.
L'organisation écologique salue la volonté affichée de rendre accessibles les centres urbains et leurs périphéries au moyen de réseaux de transports en commun cohérents, de qualité, qui relieraient ces différents centres rapidement. Par la même occasion la voiture serait cantonnée dans un rôle mineur. Cet axe de travail, commun à l'ensemble des projets en lice, va dans le sens d'une limitation des émissions de gaz à effet de serre.

Le WWF relève aussi, çà et là, des suggestions intéressantes comme la proposition reposant sur le principe de « ville des courtes distances ». L'idée est de rendre accessible, à pied, toutes les activités quotidiennes : l'école, le bureau, les commerces, les loisirs, les espaces verts… La biodiversité et la nature sont au cœur même de ce genre de projet.
Des transports plus fluides sont également au cœur de certaines propositions. En passant d'un mode de transport interurbain à un transport local, les promoteurs de ce type de solutions imaginent par exemple des systèmes de gardiennage des deux-roues, avec des parcs à vélos en rez-de-chaussée des bâtiments. Des parcs de voitures partagées et des systèmes de carte de transport unique seraient également possibles.
Le développement des déplacements ferroviaires et fluviaux fait aussi partie de la trousse à outil des architectes de notre futur. Les TGV ne seraient plus obligés de transiter par Paris, la Seine verrait son réseau de bateaux bus grandement développés, et les marchandises, dévolues au rail, emprunteraient les lignes de tramway pour aller au plus près de leurs destinations.

Ces quelques lauriers décernés par le WWF ne sauraient masquer les fortes réserves sur certains projets. L'association tire ainsi à boulet rouge sur l'idée, développée par certains, de multiplier les infrastructures routières ou les transports aériens en renforçant les dessertes des aéroports.
Le traitement des espaces verts et de la biodiversité en ville laisse également le WWF un peu sur sa faim. De même que les questions de gouvernance, du foncier et des finances qui semblent avoir été mises de coté. Un écueil majeur pour le WWF, pour qui l'absence de ces questions essentielles dans les propositions risque de freiner la mise en pratique de cette ville durable idéale.
Un WWF critique, mais aussi un WWF force de proposition…
L'organisation écologique met en avant ses 10 grands principes pour un Grand Paris durable. Zéro carbone en 2050, zéro déchet en 2020, des distances de déplacement entre les pôles de vie écourtées, des constructions avec des matériaux locaux et durables, une gestion de l'eau savamment mesurée, tout en ayant le soucis d'un développement équitable et solidaire…


Cette vision de la ville idéale, décrite par le WWF, est à éclairer d'une autre analyse faite par François Ascher professeur à l'Institut français d'urbanisme. Dans un entretien au « Monde », ce pionnier de la recherche urbaine reste dubitatif sur les travaux autour du Grand Paris. Selon lui, « il n'aurait pas fallu confier ce travail à des architectes, car les métropoles d'aujourd'hui doivent se construire sur des compromis. »
Urbanistes et politiques doivent faire vivre ensemble cinq entités hétérogènes : la ville centre, la banlieue périurbaine, les zones pavillonnaires coupées de la ville centre, les grands ensembles, enclavés et mal desservis, et la campagne. Il faut aussi faire attention à ce que « la ville durable ne soit pas figée, et que cette durabilité ne soit pas un surcoût indépassable pour les plus pauvres. »
Une ville durable doit donc être un compromis entre les exigences économiques, sociales et environnementales.
Un entretien à lire sur le site du journal « Le Monde ».

En savoir plus...
LE GRAND PARIS AU CRIBLE DU WWF

                Philippe BOURY, pour la Rédaction.



Participez à l'info sur Fréquence Terre en donnant votre avis sur cette chronique.

Ajoutez votre commentaire Un pseudo, nom, prénom... :

Votre commentaire :
Je confirme ces données.

I'm a Stupid Spam-Robot


Toutes vos réactions :

Aucun Commentaire pour le moment

« Chronique Précédente TOUTES LES CHRONIQUES de ECO CITES Chronique Suivante »

Ils diffusent FREQUENCE TERRE sur le Web
Futura Environnement Créer une Webradio produits écologiques Ecouter la radio
Effets de Terre Maison Eco Location vacances Magazine Ecologie
Tchache Féminin Bio Goji Mademoiselle Biotupp
Une Eau Pure Contenu Radio Gratuit Annuaire RSS Radio
Magasin Bio
© FrequenceTerre Tous droits réservés - CONTACT - WEBMASTERS : Raphaël HUE et Olivier FRIGOUT - SIRET : 448 741 967 00013
Les images appartiennent à leurs auteurs respectifs