Ce n'est pas parce que l'été se termine qu'on ne doit plus penser aux voyages. Mer, montagne, temples anciens ou glace sur la plage... et pourquoi pas quelque chose de totalement différent. Du tourisme solidaire par exemple. Le concept trouve son origine dès le début des années 70. ça commence par un cri d'alarme des scientifiques. Le constat est clair: on consomme trop et trop mal et à ce rythme de croissance, la planète va à sa perte. |
Il faut donc revoir les modes de consommation, adapter le développement. De cette prise de conscience naît le développement durable, et par ricochet, le tourisme solidaire. En 1992: 2e étape, 172 pays sont réunis au sommet de la Terre à Rio. Ils signent un programme d'actions pour le 21e siècle avec des objectifs de développement durable. Il y a aussi un constat économique: en 1970, le nombre de touristes est de 165 millions à travers le monde. Ce chiffre est multiplié par 5 en 2006 et on prévoit plus d'1 milliard et demi de touristes à l'horizon 2020, selon les chiffres de l'Organisation mondiale du tourisme. La manne générée par cette activité est considérable. On parle de 500 milliard de dollars par an. Mais selon les pays d'accueil -des pays en développement pour la plupart- seuls 20% à 40% des recettes touristiques leur reviendraient réellement. L'idée du tourisme solidaire est donc de changer le comportement du touriste. Celui-ci doit voyager de manière responsable et en respectant les populations, les cultures, les religions qu'il rencontre. Les vacances ne doivent plus être un simple acte de consommation. Alors, on parle de tourisme solidaire mais il existe aussi un tourisme éthique, un tourisme durable, un écotourisme etc. Chacun a sa spécificité mais le point commun est toujours la prise en compte du pays, de l'environnement et des gens que l'on découvre. Dans la majeure partie des cas, une partie de l'argent du voyage est versée à un fond d'aide au développement sur place. Un fond qui sert à financer du micro crédit, des projets d'éducation ou d'assainissement. |

Mais ce n'est pas pour autant que le voyage est plus cher: comptez entre 1600 et 1800 euros par personne pour 16 jours de découverte en pays Dogon au Mali, environ 2500 euros par personne pour un circuit de 15 jours au Cambodge. Les destinations concernent principalement l'Asie, l'Afrique et l'Amérique du Sud: par exemple: un séjour chez l'habitant au Maroc, un trek dans l'Himalaya, une rencontre avec les communautés du Pérou... Le choix des destinations se fait en fonction des partenariats noués par les association de départ et les populations locales. Et le choix est de plus en plus vaste. Le tourisme solidaire n'est pas encore organisé sous forme de charte mais chaque association a ses critères et ses exigences. Pour s'y retrouver, il y a 2 interlocuteurs incontournable: l'ATES (l'association pour le tourisme équitable et solidaire). C'est un réseau créé en 2006 par l'union nationales des associations de tourisme ainsi que la plate forme du commerce équitable. Et ATR, l'association pour un tourisme responsable. sur leurs sites: tourismesolidaire.org et tourisme-responsable.org, on trouve tous les renseignements et liens vers les opérateurs. Il est même possible de faire des voyages à la carte... pour concilier mer, montagne, temples anciens et glace.
ATES ATR gregory, pour la Rédaction. |