L'actualité écologique commentée depuis Bruxelles, capitale de l'Europe. Entré en vigueur il y a quelques semaines, le «
prêt vert » est un dispositif permettant au Belge d'emprunter à moindre frais pour économiser l'énergie. Ce prêt est considéré comme un véritable soutien à la croissance.
Mais, voilà, on est en Belgique (photo : anysurfer) où, visiblement, cela ne tourne plus rond du tout.
Ainsi, l'Observatoire du crédit et de l'endettement lance un cri d'alarme : «
Ce crédit vert peut n'être qu'un miroir aux alouettes, voire présenter certains dangers pour l'emprunteur. »
A savoir ? La rédaction de la loi comprendrait des définitions peu appropriées au regard de la législation et la mention de taux dans le contrat serait assez imprécise.
En d'autres termes, le politique semble avoir bâclé ce qui aurait pu être un coup de pouce financier tant aux propriétaires qu'aux locataires.
Cela pourrait prêter à sourire, si la situation ne cessait de s'aggraver dans un pays qui part en réelle décadence.
Politique et cacophonie Ainsi, ces dernières semaines, les citoyens ont appris que les routes wallonnes étaient parmi les plus mauvaises d'Europe et que le ministre chargé de la Mobilité, Michel Daerden, mieux connu pour ses apparitions alcooliques sur YouTube et à Canal +, au lieu d'être «
licencié » pour sa gestion calamiteuse, a été promu au gouvernement fédéral ; que le chef de l'Etat, le roi Albert II, non élu démocratiquement, rappelons-le, a acheté avec l'argent de la donation royale, donc l'argent des contribuables, un yacht de 4,6 millions d'euros, alors que la crise frappe de plein fouet de nombreux citoyens ; ensuite, ces mêmes citoyens ont appris qu'un scandale « énorme » venait d'éclater, scandale évoquant de très hauts magistrats qui seraient englués dans de sombres affaires de type maffieux ; et, encore, le fait que les autorités politiques semblent totalement indifférentes à la menace d'épidémie grippale, ou du moins, elles la minimisent, puisque, tenez-vous bien, il y a à peine 8.000 vaccins antigrippaux disponibles pour Bruxelles et ses 1.300.000 habitants !
Tout cela, c'est sans compter avec la saga Fortis-BNP, la perte de quasiment tous ses fleurons industriels, économiques, bancaires… au profit de sociétés étrangères, les problèmes linguistiques qui empoisonnent le quotidien des gens, la gestion scandaleuse d'une Wallonie où les « affaires » peu reluisantes finissent par relever du folklore, tout ça malgré… ou à cause de la pléthore de ministres et de secrétaires d'Etat, près de 60 pour un pays d'un peu plus de 10 millions d'habitants, soit davantage d'excellences qu'en France ou aux Etats-Unis !
Alors, de plus en plus d'observateurs sont d'avis que ce pays glisse tout doucement mais irrémédiablement vers la séparation et pourrait devenir deux républiques, la Wallonie et la Flandre, avec Bruxelles en «
ville libre ».
Néanmoins, la Communauté européenne ne voit pas cela d'un bon œil, car cette séparation donnerait trop d'idées d'indépendance à certaines régions du Vieux Continent, dit-on.
En attendant, la Belgique sombre dans une cacophonie politico-sociale et économique sans nom et cela ne prêtre pas du tout à rire.
Pierre Guelff.En savoir plus...
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Pierre GUELFF, pour la Rédaction.