Malgré l'abnégation qui leur faut pour mener à bien leur travail, les abeilles peuvent produire jusqu'à 40 kg de miel par ruche.
Mais la vie d'une ruche n'est pas un long fleuve tranquille. Récemment identifié en France, le frelon asiatique
Vespa Velutina nigrithorax , friand d'abeilles, les attaque lorsqu'elles se posent sur le bord de la ruche, les décapite avec ses puissantes mandibules avant de les manger. Sa carapace extrêmement épaisse le protège des piqûres de ses victimes.
Sa progression sur le territoire français depuis l'Aquitaine où il s'est implanté vient s'ajouter aux soucis que les apiculteurs rencontrent depuis plus de dix ans dans le cadre de leur activité.
Mais l'espoir se trouve peut-être dans les récentes découvertes faites par des chercheurs.
En effet, une première étude avait permis de mettre en évidence une étonnante stratégie de défense chez les abeilles asiatiques, appelé
thermo-balling . Lors d'une agression, plusieurs dizaines d'abeilles gardiennes entourent le prédateur et forment une boule dont l'objectif est de faire monter la température au dessus du supportable pour le frelon. Une technique qui n'est possible que si les abeilles elles-mêmes peuvent supporter les 50°C atteints, ce qui n'est pas toujours le cas.
Gérard Arnold et Agnès Rortais , du laboratoire
Évolution, génomes, spéciation (LEGS) du
CNRS à Gif-sur-Yvette , en collaboration avec des chercheurs grecs, ont démontré que les abeilles chypriotes avaient élaboré une autre stratégie, en apparence assez proche, mais tenant compte du fait qu'elles ne pouvaient survivre à la température qui tuait leur prédateur.