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Pour une unification des transports en Europe

MOBILITE DURABLE
Chronique du 26-10-2011

Par Jean-Brice SENEGAS
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LA CHRONIQUE
La commission européenne veut connecter ensemble tous ses réseaux de transport.
Pour cela elle met les moyens : 50 milliards d'euros en tout, sur le budget de 2014-2020.
Actuellement, il faut s'imaginer que la carte des routes, voies ferrées, les aéroports et les canaux, c'est une véritable mosaïque.
La proposition de la Commission vise à transformer cette mosaïque en un réseau de transports unifiés.
« Le transport est fondamental pour l'efficacité de l'économie de l'Union Européenne, explique Siim Kallas, VP de la commission européenne en charge des transports. Or il manque à l'heure actuelle des connexions d'une importance vitale. Par exemple, l'Europe compte sept gabarits de rails différents ; seuls 20 de nos principaux aéroports et 35 de nos grands ports sont directement reliés au réseau ferroviaire. Sans connexions efficaces, l'Europe ne pourra pas se développer ni prospérer. »
L'ambition de l'Europe, c'est donc de mettre en place ce réseau central de transport d'ici à 2030, pour poser une charpente des transports au sein du marché unique.
Dans le budget présenté le 19 octobre dernier, on trouve par exemple la ligne franco-italienne TGV Lyon-Turin.
L'objectif est de garantir que d'ici à 2050 la grande majorité des entreprises et des citoyens européens ne soient pas à plus de 30 minutes de temps de trajet du réseau capillaire.
Il est prévu la construction d'une nouvelle ligne électrifiée à deux voies entre Luxembourg et Bettembourg, pour améliorer la relation internationale Bruxelles-Luxembourg-Strasbourg.
Ce réseau central comprendra 83 ports européens reliés aux réseaux ferroviaires et routiers, 37 aéroports reliés aux grandes villes par liaisons ferroviaires ; 15 000 km de lignes ferroviaires aménagées pour la grande vitesse ; 35 projets transfrontaliers visant à réduire les goulets d'étranglement.
L'objectif environnemental, car c'est de cela qu'il s'agit, est de réduire de 60 pour cent les émissions provenant des transports d'ici à 2050.
Le réseau s'appuiera sur un système de dix corridors, couvrant trois modes de transport qui permettront le déveeloppement coordonné des infrastructures du réseau central.

                Jean-Brice SENEGAS, pour la Rédaction.



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Youenn a écrit le 04-11-2011 : En 1980, des dizaines de trains partaient chaque jours de Paris vers pratiquement tous les pays Européens. Il y avait les trainferrys pour Londres, les trains de nuit vers toutes les grandes villes des 2 Allemagne, des Pays-Bas, de la suisse, de l'Espagne, de l'Italie. Il y avait même des trains pour Copenhague, Oslo, Moscou, Belgrade, Budapest et Bucarest.... En 2011, huit pays seulement sont desservis (6 si on compte le Benelux comme un seul pays) depuis la France, et on a aucune certitude sur la pérennité des relations pour l'Italie au départ de Paris (le point frontière de Modane ne voit passer que des trains de fret...). Les relation régionales Nord de la France-Belgique se raréfient, et ne se font plus que par car entre la France et la Suisse. Cherchez l'erreur... En matière ferroviaire, des normes sont définies et mises à jour depuis un siècle par l'UIC et cela a toujours permis aux trains de passer la frontière. Le changement de locomotive ou de conducteur à la frontière ne posait aucun problème, pas davantage quand les TGV sont apparus. Les compagnies nationales étaient responsabilisées sur leur sol et veillaient donc au bon roulement des trains internationaux. Par contre, les directives européennes en matière de concurrence ont mis une pagaille indescriptible. Trenitalia, par exemple tire dans les pattes de la SNCF, de la DB et des CFF pour les empêcher de caboter chez eux et cela rend les trajets hasardeux. Les autres compagnies créent des alliances pour faire circuler correctement au moins les TGV jusqu'à ce que la Commission déclare ces alliance illégales. Et que va-t-il se passer après??? Enfin, c'est bien joli de miser sur des axes centraux qui traversent essentiellement l'Allemagne d'ailleurs, mais quid des régions périphériques? Elles crèvent? Et leurs habitants n'ont plus qu'à émigrer vers les "axes centraux"??? Belles perspectives en effet...


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