
L'Europe, que dis-je, la planète entière a évoqué le fameux trajet tant dangereux et controversé des déchets radioactifs dits retraités de La Hague à Gorleben en Allemagne.
On a appelé cette opération le «
Train de l'enfer » qui fut quelque peu freinée dans son élan grâce à l'action de dizaines de milliers de militants et de sympathisants écologistes, voire de simples citoyens soucieux du bien-être de lointaines futures générations.
A ce sujet et que je parle écologie, j'ai consulté maints et maints communiqués de presse et autres déclarations au niveau de la Commission européenne établie à Bruxelles.
J'ai bien retrouvé une directive sur la sécurité nucléaire datant de 2009, mais sans calendrier précis de mise en œuvre du stockage définitif des déchets radioactifs.
Un autre texte, plus récent, met littéralement Greenpeace en rage. Que je cite : «
Beaucoup de déchets ne sont pas inclus dans le texte et ne sont donc pas concernés par l'obligation d'enfouissement. De plus, aucun des sites étudiés n'est validé. »
Donc, à la Commission européenne on décide d'une soi-disant réglementation alors que, techniquement les solutions n'existent pas aujourd'hui !
Cela s'appelle, tout simplement, se moquer du citoyen. On est donc passé d'un train de sénateurs, politiquement parlant, au train de l'enfer sans que cela n'émeuve le moins du monde les Eurocrates. Ou, alors, si peu.
Faut-il s'en étonner ?
Avez-vous déjà été à Bruxelles dans ce que l'on appelle le «
quartier européen » situé au cœur de la capitale et formé de mastodontes de béton ?
Eh bien, avant, ce quartier était principalement formé de petits commerces, d'ateliers d'artisans, de sympathiques restaurants, c'était un village populaire dans la ville, en somme.
Il fut rasé au non du réalisme politico-affairiste européen, alors qu'il aurait pu être construit sur des terrains vierges en périphérie.
Alors, je me dis que si des décideurs n'hésitent pas à sacrifier sur l'autel des affaires et de leurs ambitions politiques pareil quartier populaire et tellement vivant, pour devenir un véritable désert en week-end, cela ne m'étonne pas du tout que le bien-être des générations futures laisse quasiment indifférents ces technocrates.
Les affaires sont les affaires, non ?
Pierre Guelff.En savoir plus...
En savoir plus...
Pierre GUELFF, pour la Rédaction.