
Il y a certains personnages publiques vers qui on a vraiment envie de s'attarder.
Femme née le 30 octobre 1959, ses parents sont comédiens.
L'un s'appelle Jean-claude deret, l'autre Céline léger.
Naturellement, elle fait son apparition sur le petit écran, dès l'age de 4 ans dans
" Thierry la fronde ". 15 ans plus tard, retour à la télé où elle rejoins l'équipe de récré A2, une émission pour les jeunes dans les années 8O.
2005, elle est dans
"Narco" et
"Le parfum de la dame en noir" (2005).
19993 : à 34 ans, elle est dans
Cuisine et dépendance 1er film du duo Bacri/Jaoui.
Après avoir était comédienne et fait un détour par la chanson…souvenez-vous, 1986, "Adélaïde", elle s'attaque à la réalisation…et là : « chapeau bas ».
Se souvenir des belles choses est son premier film.
Très remarqué puisqu'il reçu plusieurs récompenses au Festival de Cannes et Festival de Sarlat.
Je pense que vous l'avez deviné : il s'agit
d'Isabelle Breitman.
Confronté à l'antisémitisme sur l'un de ses premiers tournages, elle prend «
zabou » comme pseudo et travaillera des années avec.
Toujours cantonnée dans des rôles de « rigolote », il lui va comme un gant.
Aujourd'hui, elle reprend son nom et garde Zabou comme prénom.
…et n'hésite pas à faire un clin d'œil au judaïsme dans son film comme pour se souvenir…
Elle n'hésite pas non plus à assumer son côté famille et fait tourner dans « Se souvenir des belles choses », son père ( co-scénariste également), sa mère, ses deux enfants, (Anna et Antonin) et son mari.
Elle aussi, endosse un rôle mais cette apparition est imposée par la production.
On ne leur en veut pas, zabou est formidable !!!
Même si le film met en avant la mémoire dans tous ses états et l'histoire s'attachant à la maladie, on ne reste pas moins, face à une histoire d'amour.
Merci Zabou Breitman. Quel talent pour de pointer aussi justement tout ce qui nous fait peur, tout ce vers quoi nous coincons. Nous sommes tous pareils, dès qu'il s'agit d'amour.
Nous sommes eux. Ils sont nous.
Par exemple : Philippe (joué par
Bernard Canpam) dit à Claire (
Isabelle carré) :
« J'vais pas me souvenir » (sachez qu'ils sont sur le point de faire l'amour…seulement Philippe après un cruel accident de voiture il y a longtemps à perdu la mémoir. Il ne se souviens de rien, et pense avoir tout oublier…même l'amour). Claire (que Zabou Breitman voulait comme une fée) lui répondra :
« tu inventeras ».autre exemple :
Le directeur du centre, le docteur Licht (incarné RE-MAR-QUA-BLE-MENT par
Bernard Lecoq) dit à Claire, alors obsédé par le besoin de savoir si elle a la même maladie que sa mère :
« il y a des choses que l'on a pas besoin de savoir » et enfin arrive à l'essentiel et dit comme on donne un remède :
« Vous l'aimez (Philippe) ?
Et bien ne pensez qu'à cela !!! A l'aimer ». Sinon,
les images sont magnifiques (Directeur de la photographie :
Dominique Chapuis), la lune omniprésente, les couleurs s'imposent et les personnages sont nombreux la première partie du film pour laisser place à une teinte unie et à deux personnages s'aimant, la deuxième partie du film.
Le rose est la couleur de Claire (son manteau, son porte-clé, la porte de sa chambre, la boisson qu'elle boit à un moment)
… mais le rose, n'est-il pas la couleur de « l'amour absolu » ?
Merci Zabou Breitman pour votre regard sur l'amour, ma chronique à des contraintes de durée, sinon, je me serais aussi attardée sur « la mémoire » délicieusement traité dans se film.
Il était important que je m'arrête d'abord sur « l'amour » … car la sortie de son deuxième « long », «
L'homme de sa vie » parlera d'amour… quant à la mémoire, elle laissera sa place à l'homosexualité.
Crédit photo : www.allocine.com
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Rose RAGUEL, pour la Rédaction.