« Ce sont des appareils qui fonctionnent avec ondes lumineuses, ce sont des ultraviolets en fait, qui sont d'une fréquence de 350 à 420 nanomètres, qui permettent de guider les insectes, les insectes passent devant des grilles, et s'électrocutent. Ces appareils, fonctionnant sur cette base d'ultraviolets, une lumière visible,
fonctionnent pratiquement exclusivement avec des insectes nocturnes, famille des diptères, des hyménoptères, et des lépidoptères ».
« L'application principal, et c'est pour cela qu'on a développé ces appareils, s'adresse à la famille des moustiques, tout particulièrement les
Culex pipiens , qui eux réagissent très bien par rapport à ces ultraviolets. Mais, il s'avère que l'on s'est aperçu que d'autres insectes pouvaient réagirent à ces ultraviolets notamment dans le domaine de
l'agriculture et de l'arboriculture fruitière. C'est pour cela qu'aujourd'hui on est en relation avec le CTIFL (centre technique d'expérimentation sur les fruits et les légumes), pour voir comment pourraient réagir ces insectes par rapport à ces lumières
et de ce fait éviter des traitements chimiques dont on abuse.
»
Cette technique, développée pour le particulier, les campings et les communes, trouve de nouvelles applications et offre des perspectives intéressantes. Didier CARCELES :
« On a développé un partenariat avec des
viticulteurs dans le nord de l'Espagne, les résultats ont été tellement convaincant que plusieurs viticulteurs se sont équipés. Aujourd'hui, ils peuvent circuler dans leurs chais sans avoir la nuisance des drosophiles, non seulement pour eux mais aussi pour les risques d'en voir dans le vin ».
« Dans les autres perspectives, on a été consultés par des français installés à l'étranger, en Afrique et plus précisément au Sénégal, où là on serait amené à faire des essais par rapport au
moustique vecteur du paludisme.