la dépense de protection de l'environnement des ménages français s'est élevée à près de 12 milliards d'euros en 2007. Ce chiffre illustre un effort financier qui n'a cessé d'augmenter ces dernières années. Le coût de la prévention, de la gestion ou de la restauration de l'environnement s'alourdit notamment avec les postes de gestion des déchets et des eaux usées. les dépenses pour l'assainissement et l'enlèvement des ordures ménagères ont crû de 8 % par an depuis 1990 et s'imposent de plus en plus sur la fiscalité des ménages.
Bundanoon, petite ville australienne de 2.500 habitants, a décidé début juillet d'interdire la vente de bouteilles d'eau dans la commune, pour des raisons environnementales. cette première mondiale est née d'une prise de conscience des problèmes environnementaux que pouvait causer un projet d'exploitation d'une réserve d'eau située sous la ville. Cependant, si la porté symbolique est intéressante, l'interdiction de vente sera volontaire et son application chez les commerçants ne sera pas contrôlée par les pouvoirs publics.
L'Agence britannique de l'environnement a annoncé qu'elle lançait officiellement une enquête après la découverte dans deux ports du Brésil d'environ 80 conteneurs de déchets en provenance de Grande-Bretagne. Cela représente entre 1.000 et 1.400 tonnes d'ordures ménagères arrivés dans des conteneurs munis de fausses déclarations. Si l'enquête menée confirme l'illégalité de ce transfert l'Angleterre devra rapatrier les conteneurs et poursuivre les responsables du délit.
Seule une petite proportion des espèces et habitats européens est en bon état de conservation, selon la Commission européenne qui publie pour la première fois, un rapport sur plus de 1.000 espèces et 200 types d'habitats protégés. Prairies, zones humides et habitats côtiers sont les zones les plus menacés principalement à cause des changements de techniques agricoles. L'état de conservation des habitats associés à l'agriculture sont pire que les autres à cause de l'agriculture intensive et de l'abandon des terres. Le changement climatique et le tourisme sont aussi en cause.
Le 13 juillet dernier douze entreprises majeures, essentiellement allemandes, ont signé à Munich un accord visant à poser les premières pierres d'un gigantesque projet de production d'énergie s'appuyant sur le potentiel solaire des déserts d'Afrique du Nord. Un bureau d'études a été missionné pour élaborer, dans un délai de 3 ans, un schéma d'exploitation et un modèle de financement. A moyen terme, d'ici quinze ans, le but est de couvrir environ 15 % des besoins européens et une part importante des besoins électriques des pays producteurs.
Les Philippines, le Ghana et Madagascar prévoient d'ensemencer 15 à 20% de leurs terres cultivables en Jatropha, plante arbustive dont l'huile peut servir de biocarburant. Présentée comme la plante miracle, le Jatropha pousserait sans apports d'eau, d'engrais, de pesticides, serait capable de se développer dans le désert et pourrait même restaurer les sols. Deux États d'Australie n'en sont pourtant pas convaincus. Ils ont interdit la culture commerciale de Jatropha sur leur sol notamment à cause de son caractère invasif. A l'heure actuelle aucune étude approfondie n'a démontré un bilan carbone positif pour le Jatropha destiné à l'exportation.
Anne-Laurence MAZENQ, pour la Rédaction.