développement durable agenda 21 énergie renouvelable commerce équitable empreinte écologique podcast Biodiversité Environnement Radio du Monde Actualité Environnement Musique Musiques du Monde Ecologie mp3 Webradio

« Chronique Précédente TOUTES LES CHRONIQUES de SCIENCES ET NATURE Chronique Suivante »

Les Nanoparticules : Un nouvel amiante ?

SCIENCES ET NATURE
Chronique du 27-08-2007

Par Olivier FRIGOUT
PODCAST / RSS / RESEAUX SCIENCES ET NATURE
Cette chronique n'est plus
accessible en audio !
PODCAST Itunes SCIENCES ET NATURE PODCAST SCIENCES ET NATURE XML RSS SCIENCES ET NATURE Utilisez le MirPod

LA CHRONIQUE
Dès 1906 ont été décrits des cas de fibroses pulmonaires liées à l'amiante. Il aura fallu attendre 90 ans pour que cette fibre aux caractéristiques exceptionnelles soit enfin interdite. Un siècle plus tard, une technologie d'avant-garde inquiète les toxicologues, et il semble que la catastrophe humaine qu'a produit l'utilisation intensive de l'amiante soit en train de se répéter, avec les nanoparticules et les nanofibres.

Ces matériaux, comme leur nom l'indique, sont minuscules : moins de 100 nanomètres, soit 0,1 micron.
Ces particules ultrafines sont en pleine explosion industrielle. Particulièrement utilisées dans la fabrication de composants électroniques, elles se répandent également dans d'autres secteurs, l'habillement, la cosmétique, la fabrication de pneus ou encore dans le secteur médical ou l'agroalimentaire. Leur qualité en fait le danger : ces particules s'insinuent dans l'organisme et s'y accumulent. La porte d'entrée évidente est le système respiratoire. Capables d'atteindre le poumon profond, les nanoparticules passe dans les circuits lymphatiques et sanguins pour finir leur course dans tous les organes et même le cerveau.

Ces études qui n'en sont qu'à leurs balbutiements, alertent sur les risques à long terme que pourraient faire peser cette technologie sur la santé. Déjà, la formation de lésions inflammatoires et de fibroses associées à l'accumulation dans les poumons de nanotubes a été mise en évidence.

Selon la forme et la composition d'une nanoparticule, des effets biologiques autres que ceux seulement induits par son accumulation physique peuvent se produire et conduire à des pathologies plus grave.

Il est trop tôt pour caractériser les incidences de chaque nanoparticule sur la santé.
Mais les risques cardiovasculaires, respiratoires et cancérigènes des microparticules de la pollution atmosphérique devraient nous inciter à plus de prudence quant aux nanoparticules.

Le manque de moyens financiers accordés à la recherche sur les risques pour la santé que représente cette technologie ne va hélas pas dans le sens de la prudence.
Or dans ce domaine, tout reste à découvrir. La pression économique que les industriels en pointe dans ce secteur subissent, n'est pas favorable à l'application du principe de précaution qui pourtant devrait prévaloir.

Malgré les erreurs du passé et leur coût en vie humaine, on continue à apprendre en faisant, sans garantie de pouvoir revenir en arrière. Comme pour l'amiante, comme pour le plomb dans les carburants, il faudra sans doute attendre les résultats de l'expérimentation grandeur nature menée sur la santé pour accepter qu'une nouvelle technologie puisse recéler un risque.

                Olivier FRIGOUT, pour la Rédaction.



Participez à l'info sur Fréquence Terre en donnant votre avis sur cette chronique.

Ajoutez votre commentaire Un pseudo, nom, prénom... :

Votre commentaire :
Je confirme ces données.

I'm a Stupid Spam-Robot


Toutes vos réactions :

Aucun Commentaire pour le moment

« Chronique Précédente TOUTES LES CHRONIQUES de SCIENCES ET NATURE Chronique Suivante »

Ils diffusent FREQUENCE TERRE sur le Web
Futura Environnement Créer une Webradio produits écologiques Ecouter la radio
Effets de Terre Maison Eco Location vacances Magazine Ecologie
Tchache Féminin Bio Goji Mademoiselle Biotupp
Une Eau Pure Contenu Radio Gratuit Annuaire RSS Radio
Magasin Bio
© FrequenceTerre Tous droits réservés - CONTACT - WEBMASTERS : Raphaël HUE et Olivier FRIGOUT - SIRET : 448 741 967 00013
Les images appartiennent à leurs auteurs respectifs