
Connaissez-vous
la Hulotte ? Pas cette chouette que l'on appelle aussi chat-huant, mais cette revue dont le numéro 93 est paru il y a quelques semaines.
Moi, personnellement, j'adore.
D'abord parce que le ton est juste, mais aussi parce que lorsque l'on referme la dernière page, on est moins bête qu'avant.
Ca peut surprendre, mais la Hulotte, c'est d'abord un magazine de savoir, plus que d'information, tant chaque sujet est approfondi et traité avec sérieux. Ce magazine est pourtant bourré d'humour, ce qui facilite la lecture et donc l'apprentissage.
Une revue que je ne saurais trop recommander aux enfants, et à leurs parents bien sûr. Ce numéro 93 nous emmène sur les pas de son célèbre reporter à la rencontre d'un animal mythique, et que l'on peut approcher, je vous en reparlerai :
le vautour. En particulier le vautour fauve, dont l'histoire, les moeurs, la vie quotidienne nous est raconté au fil de l'interview de
Tonton Griffon, un rapace qui s'est prêté au jeu.
Au fil des pages, on découvre la quête quotidienne de nourriture de ces charognards, et la façon dont les différentes espèces de vautours présents en France s'insèrent dans une sorte de file d'attente pour accéder à la nourriture.
En effet, chacun s'est spécialisé, et chairs, tendons, cartilages, os sont dévorés lorsqu'ils sont accessibles au fur et à mesure des passages.
Les populations de vautours sont fragiles, en particulier parce que la nourriture est rare.
Copyright O. FRIGOUT
Réintroduit en Lozère alors qu'il avait été décimé au début du XXème siècle, le vautour est parfois accusé de s'attaquer à des animaux vivants. Réalité ou fantasme, ces faits divers restent extrêmement rares et pourraient être évités si les éleveurs laissaient plus souvent les carcasses d'animaux morts dans des zones accessibles à ces grands oiseaux.
En effet, après un repas aussi copieux que rare, l'envol devient problématique pour des oiseaux de près de 3 mètres d'envergure, qui ont besoin d'une pente dégagée. Pour les amoureux de la nature dotés d'une condition physique satisfaisante, je vous file un tuyau pour aller observer de près ces magnifiques rapaces.
Rendez-vous sur le Causse Méjean, en Lozère, dans le petit village de la Bourgarie. Tâchez de vous garer correctement, je ne voudrais pas avoir de problème la prochaine fois que je m'y rendrai. Suivez le sentier qui descend dans les gorges du Tarn en direction de la confluence ave la Jonte. Après une bonne heure et demi de marche, apparaîtra dans les anfractuosités de la roche et sur les arêtes la silhouette typique du vautour.
Installez-vous pour un pique-nique et vous pourrez observer, planant à hauteur du regard dans les gorges ces magnifiques oiseaux.
Mieux, si vous vous installez sous un nid, peut-être vivrez-vous l'assourdissant envol de l'un d'entre eux.
Mais avant de vous y rendre, procurez-vous
le numéro 93 de la Hulotte, vous n'en serez que mieux armé pour les observer.
Pour vous abonner la Hulotte, le journal le plus lu dans les terriers, une seule adresse :www.lahulotte.fr
Olivier FRIGOUT, pour la Rédaction.