L'eau n'est pas une marchandise… C'est l'idée qu'un grand nombre d'associations locales tentent de faire passer ces temps ci à l'occasion de la campagne municipale. Face aux grandes majors du secteur que sont Véolia, Suez et la Saur, les consommateurs,… les citoyens, essayent de faire valoir une autre gestion de ce qui est un bien vital essentiel. Récemment, le mensuel Que Choisir avait mis en cause ces industriels sur les profits faramineux qu'ils réalisaient. |
L'écart entre le prix de revient et le prix facturé à l'usager apparaissait dans cette enquête plus qu'exorbitant. Après avoir délégué leur gestion de l'eau à des sociétés privées, de nombreuses villes essayent actuellement de faire machine arrière, soit en renégociant les tarifs, soit en se lançant dans un processus de re-municipalisation de leurs réseau. Des collectivités locales ouvrent des brèches par-ci par-là pour remettre en cause l'hégémonie des trois grands groupes afin de favoriser un libre choix des communes dans ce domaine. Un collectif d'association milite également, en ce moment, pour que les futurs élus locaux, qui s'installeront aux commandes des communes le 17 mars, s'engagent réellement, dans leur programme, sur une gestion plus citoyenne de l'eau. L'avenir de la gestion de l'eau en France est l'objet aussi de nombreux reportages. Parmi eux, il faut signaler l'excellente enquête de François Ruffin, diffusé sur France Inter dans l'émission de Daniel Mermet, « Là-bas, si j'y suis ». Le reportage réalisé en Octobre 2006, vient d'être rediffusé à la mi-février… Il ne perd rien de sa pertinence, loin de là. En trois volets, c'est à une véritable bataille de l'eau que François Ruffin nous convie. Il s'est intéressé à ce monopole que nos trois mastodontes de l'eau se sont constitués au fil des décennies. |
80% de la distribution de l'eau passe par l'une des trois entreprises. Face à ces géants, des foyers de résistances s'organisent donc. Quelques irréductibles récupèrent dans le giron municipal la gestion de l'eau, par principe, et pour réaliser de belles économies. Le journaliste met en avant l'inertie de certains hommes politiques qui mettent des freins à ce retour en régie. Certains hommes politiques, mais aussi certains syndicats qui seraient liés de près ou de loin à ces multinationales. L'air est vital , et personne, pour l'instant ne songe à tarifer l'utilisation de l'air que l'on respire. L'eau est vitale , et pourtant elle est considérée comme une marchandise. Etrange paradoxe. Partez à la rencontre de ce paradoxe avec ce reportage de François Ruffin, à l'intérieur de l'hexagone, à découvrir ou à réécouter sur le site de l'émission « Là bas, si j'y suis. » www.la-bas.org Le site de l’émission « Là-Bas si j’y suis » philippe, pour la Rédaction. |