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Imaginez... l'incroyable : un réseau de sentiers de randonnée entièrement signalé sur près de 5 000 kilomètres, de Trieste (Italie), sur la côte adriatique... à Monaco, au bord de la Méditerranée ! ces sentiers sont à parcourir à travers cinq itinéraires au choix qui permettent de visiter les huit pays de l'arc alpin : la France, l'Italie, Monaco, la Suisse, le Liechtenstein, l'Allemagne, l'Autriche et la Slovénie.
A l'initiative de La Grande Traversée des Alpes, 30 partenaires - institutions, associatifs et professionnels - oeuvrent depuis 2002 à la mise en place de La Via Alpina, le premier réseau d'itinéraires de randonnée pédestre à vocation de développement durable pour les Alpes.
Officiellement reconnue comme une contribution concrète à la mise en oeuvre de la Convention alpine, sur laquelle nous reviendrons, l'initiative de La Via Alpina bénéficie du soutien des pouvoirs publics de chaque pays traversé. En france, l'itinéraire passe par 9 parcs nationaux, 17 parcs naturels et 22 réserves sur lesquels la création de nouveaux sentiers et d'infrastructures lourdes est proscrite.
Ce projet de tourisme durable à l'échelle des alpes et au rythme du pas du randonneur, n'aurait jamais pu voir le jour sans l'immense travail réalisé en amont par la Convention alpine. Ce traité de droit international a mis des dizaine d'années avant de voir le jour finalement en 91 à Salzbourg. Il fut à cette date signé par l'ensemble des ministres de l'environnement des huit pays de l'arc alpin qui reconnurent la nécessité d'assurer la protection et le développement durable de la chaîne alpine.
Aujourd'hui un long chemin a été parcouru, les douze protocoles d'application ont enfin été rédigés et sont entrés en vigueur dans la plupart des pays. Les parties contractantes se sont engagées à rendre compte tous les quatre ans de l'état d'avancement des dispositions.
La Convention alpine est le seul traité international en faveur du développement durable dans une région de montagne. Elle définit les responsabilités des pays à l'égard du monde alpin et attire leur attention sur les potentiels et les défis pour le développement du patrimoine naturel, culturel et social des espaces de montagne. Son objectif est de développer l'héritage commun des Alpes et de le préserver pour les générations futures par le biais d'une coopération transnationale entre les pays alpins, les régions et les collectivités locales, et ce avec la participation de la communauté scientifique, du secteur privé et de la société civile. Elle a mis en route un processus de collaboration à l'échelle alpine, par-delà les frontières nationales et dans tous les domaines. En dépit de toutes ses lacunes et de la longueur du processus, celui ci est à présent irréversible.
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Anne-Laurence MAZENQ, pour la Rédaction.