Ce n'est plus un secret pour personne le réchauffement climatique a déjà de lourdes conséquence sur l'état de la Planète. La fonte de la banquise menace la faune de ces régions du globe, l'ours blanc est le plus souvent cité, mais pour l'Arctique comme
l'Antarctique, chercheurs américains et britanniques ont profité du
50e anniversaire du traité sur l'Antarctique pour se réunir il y a peu à Washington pour deux semaines de conférence sur l'effet du changement climatique sur les zones polaires. Leur idée : alerter les politiques et le grand public sur les dangers de la fonte des glaces quand bien même elle s'accélère. Les États Unis à travers la voix d'Hilary Clinton se sont très vite prononcés en faveur d'une action d'urgence.
Première mesure, limiter le tourisme en Antarctique et notamment en limitant la taille des navires de croisières œuvrant sur la zone et leur nombre de passagers autorisés à débarquer…
Deuxièmement : Signaler la gravité des conséquences perpétrées par la récente fonte et chute du pont de glace qui reliait la plate-forme glaciaire Wilkins à l'Antarctique. Car la fonte des glaces qui a réellement débutée à la fin des années 90, c'est aussi toute la carte géographique et économique du monde qui est en train de changer. Les relations internationales commerciales dans leur ensemble puisque les navires de trafic maritime à terme pourront choisir des chemins plus courts qu'aujourd'hui pour acheminer leur marchandise.
« Cela nous rappelle que le réchauffement a déjà un énorme impact sur notre planète et que nous n'avons plus de temps à perdre pour prendre cette crise en main », a commenté la secrétaire d'Etat américaine en guise d'introduction à la réunion internationale. C'est la première fois qu'une telle réunion se tenait avec les membres du Conseil Arctique (Arctic Council).
Pour avoir un ordre d'idée, sachez que la température moyenne en Antarctique se serait élevée de 2,5°C au cours des 50 dernières années, et en 2008, la plaque Wilkins aurait ainsi perdu 14% de sa surface. De leur côté, les climatologues américains de la
National Oceanic and Atmospheric précisaient que l'épaisseur de la banquise et son étendue en hiver « n'auraient jamais été aussi faibles depuis les premières mesures satellitaires datant de 1979. »
Source : le www.journaldéveloppementdurable Fabrice HUBERT, pour la Rédaction.