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journal de l'environnement du 28 juin 2007 - Anne-Laurence Mazenq

JOURNAL DE LENVIRONNEMENT
Chronique du 28-06-2007

Par Anne-Laurence MAZENQ
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LA CHRONIQUE
Live Earth
Les organisateurs sont certains que le « Live Earth », concert historique en faveur de la lutte contre le réchauffement de la planète marquera un tournant dans la prise de conscience collective. Le 7 juillet 2007, chaque continent accueillera un concert de 24 heures, baptisé Live Earth. L'objectif de ces concerts mondiaux simultanées qui réuniront de nombreux artistes internationaux est de faire progresser les programmes de lutte contre le changement climatique. L'événement à pour ambition d'atteindre le plus de public à travers le monde grâce à une communication massive à la télé, la radio, au cinéma et sur Internet.
Cette journée marquée sous le signe du 7 promet d'être haute en couleurs, que ce soit pour les mélomanes ou pour tous ceux qui connaissent les enjeux du défi climatique.
Terre sacrée

Selon une récente étude de l'Institut national d'études démographiques (Ined),en 2007, le taux d'urbanisation dans le monde a franchi la barre de 50%. La taille des villes s'est accru de manière spectaculaire, particulièrement en Afrique et en Asie qui abriteront en 2030 la majorité des grandes cités du monde.
Dans son dernier numéro de "Population et sociétés", l'Ined rappelle qu'en 1900, il n'y avait, à l'échelle mondiale, qu'un urbain sur dix habitants de la planète, et en 1950, un peu moins de 3 sur 10. En 2030, les villes accueilleront 6 humains sur dix, soit une population de 5 milliards de citadins (sur plus de 8 milliards), contre 3,3 aujourd'hui.
Actuellement, les continents les plus urbanisés sont les plus développés, Europe et Amérique du Nord, où les trois quarts de la population vit en ville, avec une exception, l'Amérique latine, très urbanisée avec 78% de citadins. Mais l'Afrique et l'Asie, continents les plus peuplés, devraient eux aussi compter une majorité d'urbains en 2030 et accueillir alors la majorité des grandes cités dans le monde.
Le poids des grandes agglomérations, celles de plus de 10 millions d'habitants, s'est fortement accru durant ces dernières années. Elles étaient seulement trois en 1975 (Tokyo, New-York et Mexico) et sont passées à 20 en 2005, avec toujours en tête Tokyo (35,2 millions d'habitants), puis Mexico (19,4) et New-York (18,7).
La majorité des villes de plus de 10 millions d'habitants sont situées dans des pays en voie de développement. La Chine en compte deux parmi les plus grandes (Shanghai et Pékin) et l'Inde trois (Bombay, New-Delhi et Calcutta).
Si, dans un premier temps, urbanisation rime avec développement, des conséquences néfastes arrivent rapidement comme l'élévation des niveaux de pollution ou l'accroissement des bidonvilles. Un constat préoccupant car les analystes ne prévoient aucun retournement de tendance.
Jean-Philippe Defawe , Terre sacrée


Disparition d'un lac gelé au Chili

Un lac gelé au sud du Chili a disparu, laissant derrière lui un cratère sec et un mystère scientifique. Les gardes-forestiers de la province de Magallanes, un désert isolé situé à environ 2000 kilomètres au sud de Santiago, capitale du Chili, ont été surpris de découvrir que le lac gelé n'existait plus. Quand il avait été vu pour la dernière fois il y a trois mois, il avait une surface de 101200 m² et étaient rempli d'eau glacée sur 30 mètres de profondeur. « En mars nous avons patrouillé dans la zone et tout semblait normal. Nous y sommes retournés en Mai et à notre grande surprise, nous avons constaté que le lac gelé avait complètement disparu » a déclaré Juan José Romero, directeur régional de la Corporation Forestière du Chili. « La seule chose qui restait c'était un gros morceau de glace dans le lit du lac sec, et une énorme fissure. Nous ne parlons pas d'un petit lac gelé, il était au contraire plutôt grand. Personne ne sait ce qu'il s'est passé ». Une rivière large de 40 mètres qui s'écoulait sur cinq miles à partir du lac gelé jusqu'à l'Océan Pacifique a été réduite à un ruisseau et peut maintenant être facilement enjambée. Pour l'instant, cependant, le suspect principal n'est pas le réchauffement climatique ou toute autre forme de changement climatique. Une équipe de géologues et d'autres scientifiques, après avoir survolé le site, ont imaginé qu'un tremblement de terre avait pu faire fissurer la terre sous le lac, et vidé l'eau comme si un bouchon avait été enlevé.
Portail environnement

L'Agence Internationale de l'Energie milite pour la capture et le stockage du dioxyde de carbone. Claude Mandil, directeur exécutif de l'Agence Internationale de l'Energie, qui regroupe 26 nations industrialisées.
Il a déclaré que l'Agence Internationale de l'Energie estimait que la capture du dioxyde de carbone pourrait être le principal facteur de réduction des gaz à effet de serre d'ici 2050, juste derrière les économies énergétiques et devant les énergies renouvelables et l'énergie nucléaire. Jusqu'à présent, la plupart des travaux s'étaient concentrés sur les façons de réduire les coûts très élevés et dissuasifs de la capture, l'acheminement et l'ensevelissement des gaz, dans un objectif plus large des Nations Unies de prévenir le réchauffement climatique. Mais une structure légale devient nécessaire, en tandem avec le développement des technologies moins coûteuses, d'après Claude Mandil. « Nous avons besoin de projets complets de démonstration de la capture et du stockage du dioxyde de carbone d'ici 2015. C'est un vrai défi mais c'est réalisable » d'après Claude Mandil. Il a félicité la Norvège, le cinquième exportateur de pétrole au monde, pour ses avancées technologiques à Sleipner et pour avoir prévu de mettre en place des systèmes de stockage et de capture de dioxyde de carbone dans ses futures usines de gaz. « La capture du dioxyde de carbone sera sans aucun doute une part importante de la réponse au réchauffement climatique », d'après le Ministère de l'Energie de la Norvège. « Mais le coût de la capture et du stockage du charbon doit être diminué ».
Portail environnement

                Anne-Laurence MAZENQ, pour la Rédaction.



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