
Dans la loi de modernisation agricole, deux amendements pourraient faciliter l'installation des élevages intensifs. Il faudrait 2000 places d'engraissement au lieu de 450 actuellement pour être soumis à une autorisation préalable et à une étude d'impacts environnementaux et sanitaires. En Bretagne, où les élevages porcins engendrent une concentration de nitrates dans l'eau qui provoque des marées d'algues vertes, FNE, et plusieurs élus de la région sont montés au créneau. Les amendements en question soutenus par une majorité de députés UMP pourraient être adoptés en séance publique le 30 juin prochain.
Les eaux de la Sélune traversent le barrage de Vezins et s'écoulent de l'autre côté, vers la fameuse baie du Mont-Saint-Michel. Ce monument de béton pourrait bientôt disparaître du paysage de Basse-Normandie. En novembre 2009, la secrétaire d'Etat à l'écologie, Chantal Jouanno, avait annoncé son arasement lançant ainsi les premiers chantiers de restauration de la continuité écologique des cours d'eau. Si cette décision devrait faciliter la vie des poissons migrateurs comme le saumon, elle provoque localement de vifs débats.
Largement répandus dans les villes du Nord de l'Europe, les vélos taxis font leur entrée à Montpellier. Depuis le 18 juin, 4 vélos pouvant transporter deux passagers sillonnent la zone piétonne de la ville. Ils peuvent être interceptés à tout moment comme n'importe quel taxi, ou bien commandés par téléphone. Une solution écologique, et aussi très économique, puisqu'une course ne coûte qu'un euro par personne.
Mercredi, la Commission européenne a dit « non » à la création d'une taxe carbone à compter de 2013 dans toute l'Union. La création de cette fiscalité nécessiterait l'accord unanime des 27, or crise économique aidant, les désaccords restent profonds. Parmi les pays qui ont manifesté leur opposition figurent la Grande-Bretagne qui a sa propre taxe et l'Allemagne et la Pologne gros consommateurs de charbon particulièrement générateur d'émissions de gaz à effet de serre. La France, elle, reste favorable à la création de cette taxe malgré l'opposition de certaines filières professionnelles comme les agriculteurs et les transporteurs routiers.
Retour pour finir sur le désastre de la Louisiane. Dans les villes proche des zones touchées ou prospère souvent le business du pétrole et de la pêche, plus aucun bateau ne sort pour pêcher. La pêche est devenu interdite et pourtant les patrons ne se plaignent pas. et pour cause, BP loue la plupart des embarcations et embauche les hommes pour nettoyer le large et les rivages du golfe, de la Louisiane à la Floride. Ces CDD surnommés les « contrats du désastre » concernent près de 35 000 travailleurs temporaires.
Anne-Laurence MAZENQ, pour la Rédaction.