
«
Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.
Avec cet ouvrage en terre landaise, «
Les seigneurs de la Haute Lande » (Editions Pocket), on est en plein dans la tradition du bon livre du « Terroir ».
Gilles Escource, un jeune gars du coin, Linon, son amour d'adolescence, des bergers, un médecin de campagne, des familles qui s'entredéchirent…, et nous voici plongés «
dans ce pays qui respecte encore la valeur des mots ».
Une naissance, une mort… : «
La mort doit réunir tout le monde et faire taire les médiocres. Et puis, voyez comme la vie est faite, une petite est arrivée, là-bas, cette nuit, c'est joli, non, ces deux âmes qui se croisent quelque part dans le ciel, une qui s'en va, l'autre qui nous vient, quand ceux d'ici et ceux de là-bas, tous leurs parents, se sont tant déchirés de leur vivant… », déclara Fernand Lataste, le médecin.
Mais, par la volonté de Napoléon III, les Landes sont boisées «
réduisant à la misère une ancestrale population de bergers ».
Dans ces Landes rudes, où les hommes et les animaux mouraient sans se plaindre : «
Tout y change, au fil des jours. Certains en ont du chagrin, d'autres s'en réjouissent. »
Les arbres sont même occupés à dompter le grand vent qui vient de l'Atlantique, c'est dire !
Ce qui n'empêche à une certaine sagesse de subsister dans les tourments : «
Il vaut mieux chanter avec un laid que pleurer avec un beau » !
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Pierre GUELFF, pour la Rédaction.