
L'actualité maritime ces derniers jours a été notamment marquée par SeaFrance.
Il y a d'abord le tribunal de commerce de paris qui a accordé un délai de deux mois pour la compagnie maritime. Les juges attendent de nouvelles offres pour la reprise de la société basée à Calais.
Mais SeaFrance, filiale maritime à 100% de la SNCF fait aussi beaucoup parler d'elle avec la vente cet été de deux des ses anciens ferries, le Cézanne et le Renoir.
Ces deux bateaux pourraient selon Robin des bois être démolis en Inde.
Selon l'association écologiste « après avoir navigué brièvement en Méditerranée et être revenu en mer du Nord » à la mi-octobre, le Renoir, rebaptisé Eastern Light attend son feu vert pour la démolition.
L'autre navire de SeaFrance, le Cézanne rebaptisé le Western light « se trouverait du côté d'Aden ».
L'association Robin des bois « dénonce depuis des mois le risque de voir ces bateaux partir à la casse en dehors de l'Europe, notamment l'ancien Renoir, qui contient de l'amiante. »
Même inquiétude pour l'association Mor Glaz qui réclame « le retour immédiat de ces deux déchets, afin qu'ils soient déconstruits en France, dans le respect de l'Homme du droit social et de l'environnement. »
On se demande aujourd'hui comment le ministère de l'Ecologie a pu laisser SeaFrance vendre ses deux navires à deux compagnies panaméennes. Sociétés qui se sont empressées de remplacer le pavillon français.
Les associations écologiste exigent que ces deux navires poubelles reviennent en France pour être déconstruits.
Cet exemple montre une nouvelle fois que ce type de navire continue de fuir vers des chantiers asiatiques, sans aucun contrôle. Pourtant, lors du grenelle de la mer la France avait clairement pris des engagements pour que ça ne soit plus le cas.
Le Cézanne et le Renoir ont été construits en 1980 et 81. Ils ont été désarmés par SeaFrance en 2009.
SeaFrance sur le site de Mor Glaz
Dossier sur le site de Robin des bois
Thanos Psarianos, pour la Rédaction.