«18 mois en territoire Africain : objectif bilan carbone neutre », c' est prendre le chemin de l'optimisme et de la réussite énergétique Africaine : rencontrer des acteurs locaux qui ont mis en place des actions énergétiques durables et originales, privilégiant les ressources locales, limitant les émissions de gaz à effet de serre (GES). Comprendre la réussite de ces actions, les regrouper dans une base de données, les diffuser via un Réseau d'Informations sur les Solutions Energétiques Africaines Locales (R.I.S.E.A.L), et démontrer leur reproductibilité (chantiers énergétiques) afin de faciliter l'accessibilité aux populations locales à des solutions. |
énergétiques simples et peu coûteuses. C'est aussi une action de sensibilisation et d'éducation en France basée sur une expérience de terrain : ouvrir une fenêtre sur un mode de vie si différent du nôtre, et faire prendre conscience ici, en France, de la valeur oubliée qu'à l'énergie dans notre vie quotidienne.18 pays à traverser et établir le BILAN CARBONE de cette action avec comme idée fixe de limiter notre impact écologique et ne pas émettre plus de gaz à effet de serre (GES) que ce que la planète ne peut supporter, c'est ce que l'on a appelé un bilan carbone neutre. Voilà en gros l'idée de notre projet qui a pris corps il y a quelques semaine de cela, nous sommes parti le 22 mars dernier par bateau depuis Sète jusqu'à Tanger, nous empruntons les routes plutôt lisses du Maroc depuis près de 4 semaines et en peu de temps les enseignements ont déjà été riche. Les gens que nous avons rencontrés sont très actifs et quelques fois en manque de reconnaissance, ils nous racontent leurs mésaventures et aventures avec enthousiasme et toujours avec passion. Les problèmes sont nombreux et lorsque l'on parle d'énergie on ne peut se restreindre qu'à cela, difficile de tout résumer en quelques lignes. Mais de la déforestation des montagnes du Rif (pour la culture du Kif) à l'avancée du désert dans le sud, la plus grande problématique est sans doute la gestion du bois. Dans bien des cas le passage au foyer à gaz (butane) est la solution la plus appréciée, mais dans les régions les plus pauvres cela reste un luxe et les femmes qui assume quasiment la totalité du travail du foyer, continue de faire en moyenne 15 km par jour pour rapporter à dos d'âne pour les plus chanceuses les 30kg de bois nécessaire quotidiennement. A force de recherche et de discussion un foyer amélioré est sortie du lot et est aujourd'hui bien accepté par les populations les plus nécessiteuses malgré un coût qui reste important dans les milieux ruraux (50 DH soit environ 5 €). Ce foyer amélioré à double foyer, d'abord utilisé en Inde, a été adopté aux coutumes et combustibles locaux. |

Des semaines d'enquêtes auprès des femmes et une bonne année de travail (essais et suivi de différents prototypes auprès de la population féminine) ont été nécessaire pour élaborer un produit fini optimum, il est aujourd'hui utilisé dans près de 12000 foyers et permet d'économiser près de 60% de bois comparer à un foyer traditionnel (dit à 3 cailloux), il offre en plus aux utilisatrices une meilleure hygiène respiratoire et du temps (économie de 1 mois et demi sur une année) pour prendre des cours d'alphabétisation ou participer à des ateliers en vu d'améliorer leur revenu…. D'après les acteurs locaux et de ce que nous en retenons c'est que le facteur le plus déterminant à la réussite de tels projets est l'implication et la démarche participative avec les populations locales dans lesquelles ces projets doivent « baigner » si l'on veut espérer une réussite, une notion qui semblent tellement évidente, mais qui apparemment sur le terrain échappe à de nombreux bailleurs de fond… Nous aurions pu vous parler, des Hammams solaires, du programme PERG (programme d'électrification rurale globale) mise en place par le royaume de Maroc qui permet à des familles très isolées d'avoir accès à l'électricité renouvelable à prix modéré, des projets de bio agriculture intégrés pour une amélioration et diversification des sources de revenus… portés par les personnes ou assos que nous avons rencontrés…Les initiatives sont nombreuses et passionnantes et il y en a des tonnes, impossible de faire le tour en quelques semaine, nous nous sommes donné environ 1 mois et plus par pays que nous allons traverser et nous nous attelons à en faire le plus possible mais les journées sont trop courtes et les rencontres presque trop riches…
nathalie-fabien, pour la Rédaction. |