Alors que les experts n'en finissent pas de prévoir la fin des "années pétrole", avec un baril qui atteint déjà les 70 dollars, (et que certains annoncent à moyen terme un baril de brut à 100 dollars), et qu'en attendant la fin de l'"or noire", les principales compagnies aériennes viennent de tenir leur assemblée générale à Paris sous l'égide de l'Association Internationale du Transport Aérien pour faire le point sur cette situation, (ne parvenant pas à trouver un moyen de diminuer leur facture de carburant, une facture de kérosène de 100 milliards de dollars en 2005), les nouvelles énergies et les substituts au pétrole ont le vent en poupe. |
C'est le cas des Biomasses. Développement durable, réduction des émissions de gaz à effet de serre, il faut aujourd'hui trouver le bon compromis entre économie et environnement. Et les initiatives ne manquent pas. Pour ce faire, les Biomasses ont déjà fait leurs preuves. La Biomasse, c'est ce qui est biodégradable (déchets ou résidus agricoles), des substances animales ou végétales, qui selon certains procédés, permettent de faire rouler des véhicules, (ou de chauffer des collectivités ou des logements), allégeant ainsi notre consommation d'énergie traditionnelle. Il y a donc les Bioénergies, (les carburants utilisant du végétal, de l'huile ou encore du sucre pour faire tourner un moteur), mais il y a aussi les Biomolécules, qui elles peuvent aujourd'hui se substituer à certains produits chimiques en faisant bon usage de molécules respectueuses de l'environnement, (on pense aux solvants et autres lubrifiants), mais la Biomasse, c'est aussi les Biomatériaux qui connaissent un réel essor. L'idée est simple Par exemple dans le BTP, remplacer les plastiques et autres bétons par des Bioplastiques biodégradables grâce à l'association de fibres végétales. Ainsi avons-nous déjà vu chez certains voisins européens des parpaings à base de chanvre et d'autres solutions durables. D'autres procédés ont permis de revêtir des chaussées… Et l'enjeu est important. Non seulement dans un souci environnemental, mais aussi pour l'avenir de nos agriculteurs qui peuvent trouver avec la culture de certains végétaux de formidables débouchés La France, (même si notre pays est loin d'être en avance dans ce domaine), est en mesure de faire tourner ses coopératives à plein régime pour organiser la production de nouvelles sources d'approvisionnement en énergie. Et c'est déjà le cas. Prés de Dijon, à la coopérative de Baigneux, on déshydrate la luzerne afin d'optimiser le fonctionnement du site en produisant des granulés de chauffage…Et les études sont prometteuses. |

Sans cesse à la recherche de nouveaux débouchés, le directeur de la coopérative de Baigneux se lance dans une nouvelle aventure. La production de MYSCANTUS, autrement appelé "Roseau de Chine". Cette plante est facile à cultiver , elle pousse sous notre climat en abondance, et elle est déjà utilisée en Suisse pour la construction de bâtiments. C'est un bon isolant thermique et phonique Le Myscantus se cultive abondamment et sans engrais, sa culture est pérenne puisqu'elle peut durer trente ans sur une même parcelle. Et surtout elle semble pouvoir devenir une formidable réserve de matière première renouvelable et aux applications encore peu connues. Des études ont déjà été faites afin de l‘utiliser dans l'injonction par exemple pour fabriquer des gobelets sans plastique Pour conclure, sachez qu'un "plan biomatériaux" a été mis en place cette année par le gouvernement. Reste à espérer que cette expérience servira d'exemple et donnera naissance à d'autres projets ambitieux. Un autre plan, cette fois spécifique à la production de chaleur est annoncée à l'horizon 2010. Fabrice Hubert Frequenceterre
le site coop de france En savoir plus sur la biomasse (en PDF) fabrice, pour la Rédaction. |