A Bamako, de manière exceptionnelle ce sont les coupures d'électricité qui rythme la vie et non plus le son des postes radios que l'on entend d'habitude à tous les coins de rues. De quelques minutes intempestives à plusieurs heures (6 en principe) programmées, la plupart des quartiers (dont le nôtre) y est soumis quasi-quotidiennement. |
La faute à un niveau d'eau trop bas dans les 3 barrages qui alimentent la ville et à des besoins énergétiques grandissant. La saison des pluies a déjà près d'un mois de retard et n'arrive que trop doucement. Les conséquences de ces coupures sont importantes sur la vie quotidienne et économique de la ville. Même si tout le monde ici semble s'en accommoder, plus de feux de signalisation, plus de conservation, plus de ventilation, plus de climatisation, plus de PC ni d'imprimante, plus de musique, plus de travail possible pour les forgerons, mécaniciens, coiffeurs, soudeurs, etc, etc… la vie semble un peu en suspend, même si l'animation des marchés est là, les rues sont plus calmes…. Nous sommes donc arrivés au Mali par l'Ouest et dès les 1er kms nous avons pu voir les ravages de la déforestations le long de la route : brûlis, arbre coupé, sol sec et appauvri sont les symptômes d'un besoin énergétique indispensable. Pourtant beaucoup d'associations se battent pour que ce pays Sahélien ne se transforme pas en pays Saharien. Si Tombouctou ( eh oui c'est au Mali) a été sauvé du sable in extremis grâce à une ceinture verte, les moyens manquent pour préserver la totalité du fleuve Niger de l'ensablement, malgré une volonté politique de développer les alternatives : combustibles à base de déchets agricoles, équipements économes en bois. |
En savoir plus... nathalie-fabien, pour la Rédaction. |