Le pétrolier Total a été mis en examen dans le cadre de l'enquête sur la pollution de l'estuaire de la Loire après une fuite le 16 mars 2008, de 400 tonnes de fioul lourd toxique dans une raffinerie du groupe à Donges en Loire-Atlantique.Une information judiciaire a été ouverte et Total a été mis en examen pour «déversement de substances nuisibles» et préjudice sur la faune et la flore». La commune de Paimboeuf (Loire-Atlantique), l'une des plus touchées par la pollution, a accepté 500.000 euros du groupe, alloués à un projet de réhabilitation de ses quais.
A l'occasion de sa création, le Réseau environnement santé a lancé une campagne visant à interdire le bisphénol A (BPA) dans les plastiques alimentaires. Le RES a lancé une pétition ouverte au public à l'adresse http://www.reseau-environnement-sante.fr. Elle entend alerter les ministres chargés de la santé et de l'environnement sur la présence du BPA dans de nombreux produits plastique. ce produit est toxique et suspecté d'être un perturbateur endocrinien particulièrement actif sur les nouveaux-nés et les femmes enceintes. Le RES demande l'application du principe de précaution et l'interdiction des biberons contenant du BPA comme c'est le cas au Canada .
Destiné à remplacer progressivement le sans plomb 95, le dénommé « supercarburant sans plomb 95-E10 » devrait s'inviter dans nos stations-service dès le 1er avril prochain. Ce carburant a la particularité d'être composé à 90 % d'essence sans plomb et à 10 % d'éthanol, un alcool produit majoritairement en France à partir de la betterave ou du blé. Le bénéfice environnemental de ce carburant est discutable et en plus l'E10 poserai des problèmes techniques. Les distributeurs de carburants sont tenus de se convertir à l'E10 mais la transition ne devrait pas se faire en un jour. Synonyme d'investissements coûteux, l'arrivée de l'E10 aux pompes implique une nouvelle logistique puisque ce carburant ne peut être affrété par oléoduc et doit nécessairement être acheminé par camions.
Des paysans bio et conventionnels organisent une journée d'action pour refuser la vaccination contre la fièvre catarrhale ovine (FCO), maladie dite de la langue bleue. Si aujourd'hui des paysans français, organisés en 70 collectifs sur tout le territoire, s'opposent à la vaccination obligatoire, ce n'est pas pour nier les conséquences de cette maladie mais pour remettre en cause les méthodes choisies. les éleveurs du collectif demandent à ce que la vaccination ne soit pas rendue obligatoire et ils militent pour choisir librement les méthodes de traitement de leur troupeau.
Dans le cadre du Plan de relance de l'économie , 20 M€ d'aide vient rendant possible des projets d'aménagement urbain dans les friches urbaines. Dix huit sites ont été sélectionnés, ils beneficieront d'une prise en charge de 50 % des coûts de dépollution des sites. L'ADEME apporte également un soutien technique et financier aux porteurs de projets, qui doivent intégrer une dimension développement durable. Les dix-huit sites sélectionnés se situent un peu partout en France, ils devraient permettre l'aménagement de pôles d'activité, de logements ou d'écoquartiers.
Anne-Laurence MAZENQ, pour la Rédaction.