Une éolienne rabattable en cas de cyclone dans les pays du Sud Les régions du monde touchées par les vents violents, voir les cyclones, sont pour la plupart les régions du Sud. Des pays bien souvent encore en voie de développement, et où la principale source d'énergie reste le
pétrole. Mais dans les régions intertropicales, la présence de vents est lrégulière, et il est bien clair que l'usage de l'éolien se présente comme une alternative au pétrole. Et certains l'ont bien compris. Les ouragans et autres cyclones posent bien évidemment un problème, peu d'éoliennes classiques pouvant résister à de telles situations météo, aux vents tournants dévastateurs, mais en amont, les mises en place de ce type d'infrastructures restent peu nombreuses, car leur transport, l'acheminement de convoi et de matériel dans ces zones relèvent la plupart du temps du casse tête. En un mot, les zones touchées par les cyclones nécessitent aussi une
technologie appropriée en matière d'énergie éolienne. La question est bien de pouvoir fournir à ces zones géographiques à fort potentiel éolien, une énergie renouvelable adaptée, et finalement peu coûteuse. Ce marché, c'est celui du «
Farwind », comprenez "le vent qui vient de loin"…
Un sacré pari. Ce challenge c'est celui que s'est lancé un industriel français, le
Groupe Vergnet, qui a mis au point pour les DOM, l'Océan Indien, les Caraïbes et le Pacifique, une éolienne rabattable et que l'on peut sangler au sol, en cas de coup de vent violent. En une quarantaine de minutes seulement, la structure, les hélices, sont abaissées et de fait « protégées ». En 2007, plus de
500 éoliennes ont ainsi été installées sur 30 sites dans le monde, pour une production de 150 000 MWh par an,(80 000 pompes pour environ 40 millions de personnes).
La technique repose sur l'exploitation d'une
éolienne de puissance moyenne, bipale, et surtout deux fois plus
légère qu'un équipement traditionnel. Pour la petite histoire, lors du passage d'
Erika en 20003 sur la Nouvelle Calédonie, le parc Vergnet est le seul à avoir résisté à la catastrophe. Pour la question du transport sur site, le matériel est livré en Kit, la maintenance et l'exploitation locale peuvent être assurées par des acteurs locaux à l'issue d'une petite formation.
Reste la question classique de la dégradation du paysage et du bruit.
Pour lutter contre ces désagréments, du chemin reste à faire, mais la machine est en route, le département de la Guadeloupe en accord avec le Conseil régional attendent d'ores et déjà la livraison d'un nouveau modèle d'éolienne pour l'île, une éolienne plus performante et plus rentable.
Sources :
Agence d'Informations
Reporters d'Espoirs, (23.07.2007)
Plus d'infos : http://vergnet.fr
Economie et Environnement.
Fabrice Hubert pour Fréquence Terre En savoir plus...
Fabrice HUBERT, pour la Rédaction.