Malgré le dynamisme de la recherche au niveau mondial, le nombre d'individus atteints de maladies graves ne cesse d'augmenter. Il est temps de dénoncer les défauts des techniques les plus courantes, largement basées sur l'expérimentation animale, et d'informer le public, les medias et les autorités sur l'existence de méthodes fiables, celles qui sont actuellement à la pointe de la recherche en biomédecine, par exemple, la toxicogénomique, dont nous proposons une approche originale. |
Au coeur de la controverse se trouve le procédé retenu pour l'évaluation des risques. REACH envisage le recours à l'expérimentation animale. Or, les progrès scientifiques récents permettent d'envisager des méthodes capables de répondre aux attentes des diverses parties intéressées : moins cher, plus vite, sans animaux et surtout valable pour l'homme. Morbidité et de mortalité dans l'Union européenne : des tendances alarmantes Plusieurs millions de citoyens européens souffrent de maladies neurodégénératives graves (maladies d'Alzheimer et de Parkinson, sclérose en plaques, autisme, etc.). Bien que pour la plupart de ces maladies, l'augmentation du nombre de cas soit corrélée grossièrement avec l'allongement de l'espérance de vie, cette augmentation rapide (sclérose en plaques en particulier) est observée aussi parmi les personnes âgés de 20 à 40 ans et même chez les enfants (autisme). La montée la plus forte de morbidité et de mortalité a, cependant, été observée pour les cancers. En France, par exemple, depuis 1990, le cancer est devenu la première cause de mortalité chez les personnes âgées de 35 à 65 ans. Pour la classe d'âge des 45-49 ans, la proportion de morts dues à tous les cancers excepté celui du poumon a été multipliée par six entre 1950 et 1980 (par dix pour le cancer du poumon). 300 000 nouveaux cas de cancers sont diagnostiqués chaque année, avec une augmentation importante des cas vraisemblablement liés aux hormones : une femme sur treize était affectée du cancer du sein en 1970, une sur sept aujourd'hui. Il est généralement admis que 5 à 10 % des cancers sont liés à des défauts génétiques. Ainsi, les facteurs exogènes, en particulier le style de vie (tabagisme, alcool, excès alimentaires, stress, etc.) et les produits carcinogènes présents dans notre alimentation et dans notre environnement sont responsables de neuf cancers sur dix. |
Comme les comportements à risque tendent à diminuer et que, par contre, le nombre et la quantité de produits chimiques nouveaux ne cesse d'augmenter, il est certain que ces derniers sont les principaux coupables des 1,7 millions de nouveaux cancers diagnostiqués dans les pays de l'Union européenne chaque année. Ceci prouve que ces produits n'ont pas été testés pour leur potentiel carcinogène, ou bien, qu'ils ont été testés par des méthodes qui n'ont pu détecter ce danger. En ce qui concerne les médicaments, bien que leur développement suppose des années de recherche et des batteries de tests, leurs effets secondaires sont la quatrième cause de mortalité dans l'Union européenne, provoquant 20 000 décès annuellement en France et quelque 120 000 dans l'ensemble des pays de l'Union. Comme requis par la loi, les tests de toxicité en général et pour les médicaments en particulier, doivent être effectués sur des animaux, c'est-à-dire des "modèles" dont on pense qu'ils présentent des réactions biologiques similaires à celles des humains. Lire la suite Antidote Europe Preborski Paquerette |