Sous l’impulsion de Benoît Chauvin, délégué Outre-Mer de CAP 21, Corinne LEPAGE avait saisi en 2005 le Conseil d’Etat au nom de CAP 21 pour demander l’annulation de l’arrêté du 10 octobre 2005 qui fixait le seuil de chlordécone admissible dans les fruits et légumes commercialisés. Plutôt que d’annuler cet arrêté, le Conseil d’Etat a préféré juger en juin dernier que CAP 21 n’avait pas d’intérêt juridique suffisant pour contester cette décision. La forme plutôt que le fond !
Cependant, la position du Ministère de la Santé sur notre recours prend un relief particulier à la veille du rapport qui sera remis à l’Assemblée Nationale. Ainsi le Ministère argumente sur le fait que les limites maximales de résidus fixées permettent de supprimer tout risque d’effets néfastes pour la santé humaine même si le niveau de contamination de la population est important.
Une étude montre ainsi que 90 % des femmes et des bébés présentent des niveaux détectables de chlordécone dans le sang.
Et Mme Bachelot persiste et temporise une nouvelle fois préférant attendre les résultats d’études lancées en 2005 alors que Mr Barnier a la franchise de qualifier la situation de très grave.