Six mois ont été nécessaires pour traiter toutes les informations recueillies début mars par -4 degrés de température extérieure. Un avion équipé d'une caméra infrarouge a survolé de nuit toute la partie urbanisée de la ville et l'a disséquée par bandes de 400 m. "Nous nous sommes rendus compte à travers l'immense photo de Marseille que tous les quartiers et tous les types d'habitat étaient touchés, même des constructions relativement récentes laissent partir beaucoup de chaleur", a déclaré Robert Assante, adjoint à l'environnement de la ville de Marseille, en présentant la réalisation. "Cet outil est un des éléments de la politique de développement durable que met en place la ville", a ajouté l'élu qui ne doute pas que la population se sente impliquée et recherche ce type d'information notamment à l'occasion de transactions immobilières. L'opération qui a coûté 140.000 euros à la municipalité, lui servira d'outil pour répertorier les édifices municipaux à rénover en priorité. Elle n'entraînera aucune obligation de travaux pour les particuliers, a précisé l'adjoint. En France, seule une poignée de villes se sont lancées dans une thermographie de leurs bâtiments, Dunkerque (Nord) d'abord, et tout récemment Gap (Hautes-Alpes), Aubagne (Bouches-du-Rhône) et Marseille. |
Thermographie de Marseilles thermographie de Dunkerque fred, pour la Rédaction.la rédaction |