C'est ce qui ressort de l'étude livrée par l'Observatoire Sensibilité et Comportements des Automobilistes vis-à-vis des Réglementations Environnementale, ou OSCARE, et conduite par Research International, dont l'ensemble des résultats seront disponibles dès le 1er mars prochain. |
A la question « êtes-vous prêts à faire des efforts en matière environnementale ? », les français répondent « oui » sans équivoque. En effet, 90% des automobilistes français reconnaissent volontiers que le niveau de pollution du véhicule est un de leurs critères de choix lors de l'achat d'un véhicule . Ils sont même 90% à dire qu'ils seraient disposés à payer 10% plus cher pour acheter une voiture moins polluante. Mais dans la pratique, rien n'indique que ce changement de mentalité dans la relation de nos concitoyens avec leur voiture soit effectif. Un paradoxe qui s'explique néanmoins. A cela plusieurs raisons. Tout d'abord, il est incontestable que l'offre alternative peine à se développer . Il est curieux de constater que seuls trois constructeurs étrangers proposent des véhicules BioFlex sur notre territoire. Saab, Volvo et depuis peu Ford ont dans leur gamme des voitures capables d'utiliser le fameux E85 , ou bioéthanol qui fait depuis le début de l'année son entrée sur le marché français des carburants. Quid des constructeurs français, qui pourtant vendent ce type de motorisation au Brésil notamment. Une offre restreinte qui n'aide pas les conducteurs français à changer leurs habitudes. |

Des habitudes également latines . Alors qu'en choisissant une motorisation d'une puissance moindre, les acquéreurs iraient dans le sens de leurs intentions, ils continuent à plébisciter les véhicules performants. En fait, seuls 20% des Français ayant l'intention d'acheter une nouvelle voiture opteraient pour un modèle moins puissant . L'esprit latin ! Ici, made in U.S. Enfin, le manque d'infrastructures de transport en commun en dehors des grandes agglomérations est une troisième raison. Résultat, les français ne sont que 7% à penser renoncer dans les 6 prochains mois à l'usage de leur voiture pour adopter un mode de transport moins polluant, et seulement 3% à envisager « certainement » d'y renoncer pour prendre les transports en commun. « C'est l'intention qui compte », dit le dicton ? En la matière, il serait peut-être bon que les intentions prennent enfin corps et que la page de l'automobile, symbole d'individualisme et dont l'image à trop longtemps était portée par le sport et la compétition, soit enfin tournée. Photos : © Olivier FRIGOUT olivier, pour la Rédaction.la rédaction |