Les experts et scientifiques de différents pays, réunis cette semaine à Tromsoe, au nord de la Norvège, pour une conférence sur l'Arctique, ont tous dressé le même constat sur la réalité du changement climatique déjà à l'oeuvre et la rapidité du phénomène est jugée sidérante par la plupart d'entre eux. |
"Le changement climatique dans l'Arctique n'est pas à venir. Il est là", a déclaré le chercheur canadien à l'université du Manitoba, "entre 2030 et 2050 la glace aura disparu pendant les mois d'été", a-t-il ajouté. "La dernière fois que quelque chose comme cela est arrivée, c'était il y a un million d'années. C'est un changement prodigieux". Les participants de la conférence Artic Frontiers ont présenté des données et des modèles scientifiques qui vont tous dans le même sens : - Fonte des glaces de mer (jusqu'à 70.000 km2 par an), - Hausse marquée des températures depuis la fin des années 90, diminution du renouvellement de la banquise pendant l'hiver. Les recherches du professeur Bellerby portent sur un aspect relativement nouveau, celui de l'augmentation de l'acidité dans l'Océan Arctique. Dû à l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre, ce phénomène s'est accéléré dans l'Océan Arctique et pourrait, selon le chercheur, conduire à la disparition de certaines espèces marines, notamment de plancton, modifiant tout l'éco-système. |
Selon le directeur de la section norvégienne du Fonds mondial pour la nature (WWF), Rasmus Hansson, ce changement qui "intervient si incroyablement rapidement, est totalement imprévisible". L'une des conséquences du réchauffement de l'Arctique déjà visible est que les bancs de poissons des mers froides comme la morue remontent vers le nord.
l'article sur www.armees.com fred, pour la Rédaction.la rédaction |