Nature Sans Frontières : l'actualité Nature & Environnement décryptée et commentée depuis Bruxelles, Capitale de l'Europe Pour ceux qui en doutent encore : le tabac tue et une démonstration supplémentaire vient d'être publiée à cet effet. Ainsi, sous les auspices de la Communauté européenne, l'étude « Help COmets » menée dans les 27 Etats membres dans le cadre de la campagne « HELP-pour une vie sans tabac » vient de révéler que le taux de monoxyde de carbone dans l'air expiré par les fumeurs dépasse le niveau maximal accepté pour la qualité de l'air. |
Rappelons, si besoin est, que le monoxyde de carbone est un gaz inodore qui entrave sérieusement le transfert de l'oxygène et est extrêmement toxique pour les vaisseaux sanguins et le système cardiaque. Cette étude démontre que le CO moyen expiré chez près de 50 000 fumeurs s'élève à 17,5 ppm (parties par million), soit le double de l'air ambiant qui est de 8,5 ppm, et ce, même lorsque la personne ne grille qu'une à cinq cigarettes par jour. Autre paramètre : le CO expiré augmente de 1 à 2 ppm par cigarette fumée. Ce n'est pas tout ! Fumer le cigare, le cigarillo, le narguilé (de plus en plus en vogue dans la jeunesse) ou la pipe a des conséquences encore plus désastreuses sur la pollution au CO dans le corps. La démonstration est probante en matière de CO : une pipe à eau = six cigarettes « classiques » Le test et les mesures adéquates effectués par « Help COmets » sur 100 000 fumeurs et non-fumeurs des 27 Etats membres de l'Union européenne, conclut en spécifiant que le taux moyen de CO chez les non-fumeurs est moins élevé dans les pays qui appliquent des règlementations très strictes en matière de tabac (2,5 ppm) que dans les pays sans interdiction de fumer dans les endroits publics, restaurants, cafés, écoles, entreprises… (5,2 ppm). |
C.Q.F.D. ? Pierre Guelff
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