Elle a, en effet, accordé un volume total autorisé de captures (29.500 tonnes dès l'an prochain et 25.000 tonnes en 2010) alors que son propre comité scientifique estimait à 15.000 tonnes la limite à ne pas franchir dès l'an prochain. Sous la pression de la France et de l'Italie, l'Union Européenne a n’a tenu aucun compte des recommandations des Etats-Unis de réguler le nombre de prises de thon rouge chaque année. Cette position, très en faveur des industriels de la pêche, n’a pu aboutir à un consensus sur la période de repos biologique durant la période la plus fertile et a bloqué la création d’un groupe de travail pour identifier les responsables de pêche illégale. Pourtant, le thon rouge de Méditerranée connaît un des taux de pêche illégale les plus élevé au monde, avec 50.000 tonnes de capture effective pour un quota légal de 32.000. « L'industrie des pêcheurs de thon rouge méditerranéen veut préserver ses privilèges comme si de rien n'était , déclare Sébastian Losada, chargé de campagne Océans pour Greenpeace. Ils vont ratisser les stocks et détruire leur propre avenir. |
La Commission Européenne leur a donné carte blanche pour exterminer un des poissons méditerranéens les plus porteurs de valeur, tant économique, qu'historique et culturelle ». « Ce plan ne laisse aucun espoir en matière de redressement du stock , s'insurge Stéphan Beaucher, responsable de campagne Océans pour Greenpeace France. Il n'a d'autre objet que de soutenir la filière de la pêche industrielle et de l'engraissement, celle-ci n'ayant aucune vision à long terme. De plus, ce plan offre sur un plateau une amnistie totale pour tous les dépassements de quotas et de pêche illégale enregistrés ces dernières années, et constitue, de fait, une sentence de mort pour le thon rouge en Méditerranée ». Sources : Greenpeace
olivier, pour la Rédaction.la rédaction |