Un rapport de synthèse confidentiel a été établi en août 2006, recensant les problèmes diagnostiqués par les ingénieurs hydrauliciens.
Ce rapport n'a jamais été rendu public, mais Capital a pu s'en procurer une copie. Sa lecture est édifiante : sur les 450 barrages exploités par EDF pas moins de 200, souvent très anciens et mal entretenus, présentent des signes inquiétants de vétusté. Le rapport dresse la liste des barrages menacés (fissurations, fuites importantes, corrosion avancée, etc …) et recense les risques éventuels (risque de rupture ou de débordement, risque d'effondrement d'une route, etc …).
Capital.fr publie l'essentiel du rapport, composé des deux parties concernant les Alpes, où les barrages sont les plus nombreux.
Olivier Drouin (
Capital.fr )
En réaction à cet article, EDF a annoncé son intention d'engager un programme d'investissement de 500 millions d'euros d'ici 2011 pour la maintenance de ses barrages Hydrauliques.
Voici dix des barrages jugés les plus à risque: Dordogne: Mauzac (gros risque): vannes et parties métalliques dans un état de corrosion avancé. Risque de rupture.
Isère: Noyer-Chut (gros risque): déjointement et instabilité d'un des murs. Risque
d'effondrement de la RN 91.
Fond-de-France (gros risque): au niveau du bassin de retenue, fuites dans la
digue avec une zone très habitée à l'aval.
Bournillon (gros risque): problèmes massifs de génie civil.