Plusieurs rapports alarmants ont été publiés sur les conséquences écologiques et économiques des gaz à effet de serre. D'après la Commission Européenne, l'Agence Européenne de l'Environnement (EEA), l'Organisation mondiale de protection de l'environnement (WWF), et un ancien économiste de la Banque Mondiale commandité par le gouvernement britannique, Nicholas Stern, si les tendances actuelles ne sont pas fondamentalement remises en question rapidement, les humains auront utilisé l'équivalent de la moitié des ressources naturelles d'ici à 2050. |
En termes financiers, les conséquences du réchauffement climatique pourraient en coûter aux nations jusqu'à 20 % de leur produit national brut, et déclencher une crise économique sérieuse. Rapport WWF Basé sur deux indicateurs (l'Indice Planète Vivante, qui reflète la santé des écosystèmes de la planète, et l'Empreinte Ecologique, qui mesure l'étendue de la demande humaine sur ces écosystèmes), le rapport Planète Vivante 2006 propose trois scenarii. Le premier, "Business as usual", montre le cas où les nations ignorent le risque encouru. L'empreinte moyenne par personne passerait de 2,2 hectares en 2003 à 2,6 hectares à la moitié du siècle. Cela s'appelle la " dette écologique ". Le deuxième, ou "Modification progressive", pose la situation où un " effort concerté " serait mis en oeuvre, et où les émissions de CO2 pourraient diminuer de 50 % d'ici à 2050. Le troisième, appellé "scénario de réduction drastique", propose de meilleures technologies et une meilleure gestion des ressources, ainsi qu'une diminution de 23 % de l'empreinte pâturages et terres cultivées par personne. |
Ce dernier scenario est, certes, celui qui offre " le risque écologique le plus faible ". Mais c'est aussi celui qui demande " le plus grand investissement économique initial ". Céline Valentin Rapport WWF Rapport EEA Rapport Stern celine, pour la Rédaction.la rédaction |