L'actualité écologique commentée depuis Bruxelles, capitale de l'Europe. Au-delà des croyances religieuses ou philosophiques, des clivages religion-laïcité, il y a un constat à faire : le pape Benoît XVI (photo : Vatican), qui rend visite à la France, a la fibre écologique ! Prenons son discours lors de la Journée mondiale de la Paix 2008 : « Je ne cache pas ma préoccupation pour la spoliation de l'environnement subi par de nombreuses régions de la planète du fait de l'action de l'homme, et d'une façon qui compromet sérieusement l'écosystème. |
A partir de cette prise de conscience, j'invite les hommes de toutes les latitudes à se mobiliser pour défendre la terre, maison commune de l'humanité. » D'aucuns pourraient dire qu'il ne s'agit que de paroles, de belles promesses, voire de langue de bois. Ô surprise ! Elles sont pourtant suivies d'actes, bien réels : - sur un plan religieux, le pape a réellement fait de saint François d'Assise, l'auteur du « Cantique du soleil ou Cantique des créatures », l'un des premiers textes de la littérature italienne, le « Patron » (chrétien, bien sûr) des écologistes ; - sur un plan « politique », aux dernières Journées Mondiales de la Jeunesse qui se sont déroulées à Sidney, Benoît XVI a littéralement stigmatisé ceux qui abîment la planète et il a lancé un appel auprès de la jeunesse pour qu'elle se mobilise en faveur de l'environnement ; - sur un plan purement pratique, il a fait du Vatican le premier état au monde qui a atteint la barre des 20% d'énergies renouvelables et il a fait ériger une forêt en Hongrie, sorte de « poumon vert » pour la planète. Assurément, ce pape-ci lave plus vert que ses prédécesseurs et, même, les laïcs, rationalistes, « adogmatiques »… ne s'en plaindront pas : toutes les forces sont bien nécessaires pour sauver notre planète d'une manière urgente et efficace, les seules prières ne suffisant probablement plus dans ce dessein ! Pierre Guelff
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