La dizaine de centrales nucléaires britanniques, qui assurent 18% de l'électricité consommée outre manche, datent des années 60 et 70. Face au coût de plus en plus élevé de l'énergie, notamment celui du pétrole et du gaz, le premier ministre anglais Gordon Brown a donc opté pour cette option, cherchant par la même à stimuler sa côte de popularité en montrant sa capacité à prendre des décisions pour l'avenir. |
Le secrétaire d'Etat aux entreprises, John Hutton, a indiqué que les producteurs d'énergie devront financer la construction, l'exploitation et le démantèlement ultérieur de ces nouvelles centrales, dont le premier réacteur devra être assemblé « bien avant » 2020. Optant pour l'enfouissement à long terme des déchets hautement radioactifs, le gouvernement de Gordon Brown cherche visiblement à satisfaire son électorat, plutôt favorable à cette technique, et à donner des garanties aux opposants au nucléaire. Des opposants comme Greenpeace qui a pourtant appelé le gouvernement à investir dans les énergies renouvelables et les économies d'énergie au lieu d'autoriser les entreprises à engloutir des milliards dans une technologie selon elle dépassée. L'ONG s'est dite prête à lutter "à tous les niveaux" contre cette décision. Les réserves mondiales en Uranium 235 ne permettront aux 500 réacteurs actuellement en fonctionnement de produire de l'électricité que pour un siècle maximum. |
La multiplication des centrales nucléaires dans le monde ne pouvant que réduire ce potentiel [NDLR]. Photo (recadrée) : Gordon Brown - Credit © European Community, 2008
Sources : Yahoo actualités olivier, pour la Rédaction.la rédaction |