L'actualité écologique commentée depuis Bruxelles, capitale de l'Europe. Le cancer est la 2e cause de mortalité dans les pays occidentaux. Et, pourtant, 40% de tous les cas de cancer pourraient être évités grâce à une lutte préventive. Les pouvoirs publics l'ont enfin compris et s'intéressent de plus en plus à la lutte contre la consommation de tabac, la pollution sous toutes ses formes, l'obésité, pour une bonne alimentation… Ainsi, à l'initiative des partis écologiques belges (Ecolo et Vert !), un important séminaire s'est déroulé au Parlement fédéral avec, en invité, David Servan Schreiber, neuropsychiatre, personnellement victime du cancer et auteur des bestsellers « Guérir » (vendu à 1,3 million d'exemplaires) et « Anticancer ». |
« Fréquence Terre » était à son écoute pour une approche scientifique et humaine du fléau. - Alors que je travaillais dans un laboratoire aux Etats-Unis, j'ai remplacé une personne absente pour un test et c'est ainsi qu'on a vu que j'avais quelque chose de pas normal dans ma tête. - Votre sentiment ? - Que ma vie basculait, les statistiques n'étaient pas en ma faveur… - Concrètement, comment avez-vous réagi face à cette terrible annonce ? - J'ai consulté une importante littérature médicale sur la question et j'ai appris qu'il y avait une possibilité de sortir vainqueur de mon combat. Du coup, mon objectif a été de mourir de vieillesse ! - Une première « leçon » de cette période particulièrement sensible pour vous ? - J'ai constaté que la médecine est souvent dirigée exclusivement sur la tumeur et, même si j'ai bénéficié de cette médecine-là, je dis aussi qu'il n'y a pas qu'elle… Une autre constatation, c'est la mauvaise nouvelle de ce séminaire ! : nous portons tous des cellules cancéreuses en nous. Mais, un homme sur trois et une femme sur quatre meurent du cancer en Europe, ce qui veut dire que nous avons aussi des défenses naturelles. - C'est réconfortant ! - Sur base de 7.000 études, on peut affirmer que la plupart des cancers peuvent être prévenus simplement par des changements alimentaires. - Des statistiques en la matière ? - Si on change son alimentation, on aura 40% de réussite et si on y ajoute la suppression de consommation du tabac, ce chiffre monte à 70% ! - En gros, qu'est-ce qui est bon, qu'est-ce qui est mauvais ? - Les promoteurs du cancer sont les sucres blancs raffinés, les farines blanches raffinées, un déséquilibre dans la balance des acides gras Oméga 6 par rapport aux Oméga 3, les polluants chimiques, des paramètres psychologiques, la sédentarité… Quant aux anti-promoteurs, il y a les légumes, les fruits, la gestion du stress, l'activité physique… A cette énumération, j'ajoute les produits qui nous contaminent : ceux du nettoyage à sec, les insecticides, pesticides, produits chimiques pour le nettoyage ménager, certains parfums et déodorants. |
A l'heure actuelle, on parle d'épidémie du cancer. - C'est planétaire ? - Un exemple pour illustrer ma réponse, c'est celui du cancer du sein. Il est une maladie des pays occidentalisés. Dans des régions entières de Chine, il n'y a quasiment pas de cancer du sein. Est-ce parce que les Chinoises ont des petits seins ou des gènes qui les protègent, vous demandez-vous peut-être ? Pas du tout ! Parmi les Chinoises de ces régions qui ont émigré aux Etats-Unis, on a alors constaté le même nombre de cancers que chez les femmes occidentalisées. - D'autres constatations ? - L'ours blanc polaire est l'un des deux mammifères les plus contaminés de la planète à cause de la pollution qu'on lui envoie ! - Et le deuxième mammifère ? - C'est l'homme ! (A suivre) Recueilli par Pierre Guelff.
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