L'actualité écologique commentée depuis Bruxelles, capitale de l'Europe. C'est lors d'un séminaire au Parlement fédéral belge que « Fréquence Terre » a rencontré et a été à l'écoute de David Servan Schreiber, neuropsychiatre, victime du cancer et auteur de bestsellers (voir notre précédent article). Nous poursuivons son approche scientifique et humaine du fléau avec des chiffres et des exemples qui, souvent, valent mieux que de longs discours. |
- Sur les 75.000 substances disponibles sur le marché, entre 5 à 10% sont cancérigènes pour l'homme. - Leurs proies principales ? - Les seins, la prostate, le côlon et le système lymphatique. En 2005, on a retrouvé 148 toxiques chimiques dans le sang des Américains, tous âges confondus. Alors que les traitements contre le cancer semblent de plus en plus performants, le fléau paraît gagner en ampleur. - Voici quelques exemples en la matière. Les pesticides changent le sexe des grenouilles dans les rivières. Si les Etats-Unis sont les plus grands consommateurs de pesticides, la France est troisième (le Japon est en 2e position) à ce classement, or, l'Hexagone est quand même un pays nettement plus petit que les USA ! En 1945, même en 1960, l'œuf était un bon aliment pour la santé. Aujourd'hui, c'est devenu un aliment inflammatoire ! - La raison ? - On sait que l'Oméga 3 n'est pas dans notre corps, mais dans notre assiette. Or, l'Oméga 3 disparait de nos œufs, des viandes, des fromages, du beurre… En France, comme en Belgique peut-être, le plat national est le steak-frites. Analysons cela de plus près. Le seul légume qui n'apporte aucun bénéfice dans le sujet que nous débattons, c'est la pomme de terre. Or, que fait-on ? Des frites ! On enveloppe la pomme de terre d'huile, d'Oméga 6, que l'on fait frire ! De plus, la bonne ration de viande par semaine est de 200 grammes. Or , un steak à lui tout seul fait déjà 200 grammes ! Bref, la viande et les frites c'est ce qu'il y a de pire. - Le moindre mal ? - Manger un plat de légumes avec de petites et fines tranches de viande. Et, que l'on sache bien qu'il y autant de protéines dans des haricots et des lentilles que dans la viande ! Ensuite, débarrassez-vous de l'huile de tournesol et de maïs, préférez l'huile d'olive et de colza. |

- D'autres solutions ? Des espoirs crédibles ? - Si on mange beaucoup de poisson, source naturelle en Oméga 3, on diminue l'Oméga 6. Manger une fois par semaine du poisson réduit le risque de cancer du colon de près de 50%. Autre exemple : dans les urines des enfants américains, on trouve des pesticides, mais quand ils sont nourris avec des aliments biologiques on constate une diminution de ces pesticides. Il a encore dit : - Quel enfant occidentalisé va encore à l'école en marchant ? Pas beaucoup… (l'activité physique est un anti-promoteur du cancer). - Le tissu social se désagrège quand on déménage beaucoup, c'est un facteur de stress (promoteur du cancer). - S'il faut bannir les pesticides, il faut aussi se méfier des plastics. Pas de tasse en plastic pour votre thé ou café ! - La plus grande révolution médicale de tous les temps, c'est le tout à l'égout et pas l'antibiotique ! - Il y a 0,5% pour la recherche et 99,5% pour les traitements du cancer. C'est une volonté politique de le dire. Recueilli par Pierre Guelff. En savoir plus... pierre, pour la Rédaction.la rédaction |