C'est la question que souhaitent élucider une trentaine de chercheurs venus de toute l'Europe dans le Sud-ouest de la France, dans le cadre d'une mission européenne. Une mission dont les travaux vont tenter de quantifier les échanges de CO2 entre le sol et l'atmosphère, en fonction du type de végétation, et qui complète la campagne 2005, déjà riche d'enseignements. |
L'objectif est de mieux comprendre le comportement des écosystèmes en fonction de paramètres comme la température, l'humidité, l'ensoleillement et la direction du vent. Des écosystèmes qui, selon leur nature, interagissent à des niveaux différents. On sait d'hors et déjà que forêts et cultures d'hiver, ou encore sol labouré et champ cultivé ont des niveaux d'émissions de CO2 très différents. Autre enseignement de la campagne de l'année 2005, pendant la journée, la brise de mer apporte un flux de gaz carbonique non négligeable. Enfin, les différentes espèces végétales cultivées n'ont pas le même solde en terme d'échange de CO2. Les mesures vont être réalisées à l'aide de trois avions capables de traîner des capteurs sur de grandes distances, trois tours de mesure perchées entre 30 et 40 mètres de haut, et des stations de flux placées quelques centimètres au dessus des cultures. « Nous pensons optimiser les méthodes de mesures et les modèles de transport atmosphérique afin de concevoir une méthode d'estimation des puits et des sources de carbone, que l'on pourrait utiliser partout en Europe à l'échelle d'une dizaine de kilomètre », explique Joël Noilhan, du groupe d'étude de l'Atmosphère météorologique (Game) de Météo France. |
Une précision qui permettra d'établir une nouvelle carte sur laquelle l'impact des forêts et de l'agriculture sera identifiable. Un outil qui, couplé à une carte d'émission des villes, constituera un instrument important d'aide à la décision en matière d'aménagement du territoire et de planification agricole. Source : « CO2 : dans quel camp sont les plantes ? » – Le Journal du CNRS, N°207 – Avril 2007. Photo : Tour de mesure de Puéchabon, Hérault, CNRS - © Olivier FRIGOUT Tous droits réservés. olivier, pour la Rédaction.la rédaction |