Traditionnellement axée sur les questions de lutte contre le terroriste, la réunion des leaders mondiaux a donc pris une tournure environnementale à l'initiative de la chancelière allemande, qui préside actuellement l'Europe et le G8. « Une chose est sûre. Cette menace touche tout le monde. Personne ne peut y échapper », a lancé depuis la tribune Angela Merckel, estimant indispensable une réponse urgente à ce problème. Un discours volontaire en présence du Président russe Vladimir Poutine, de Robert Gates, secrétaire à la Défense du gouvernement Bush et de John McCain, sénateur et probable candidat à l'investiture républicaine pour l'élection présidentielle américaine, dont les pays sont toujours, avec la Chine, réticents à participer à l'effort mondial de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre . Vladimir Poutine était absent du G8 (dont la Russie ne fait pas partie) qui s'est tenu à Essen, pour traiter des questions énergétiques . Une semaine après l'appel de Paris, qui a vu 47 pays appuyés la création d'une Organisation des Nations Unies pour l'environnement, et le dernier rapport alarmant du GIEC, la présidence allemande pouvait espérer une convergence sur un thème qu'elle a placé au cœur de son mandat. Plusieurs projets comme l'extension du système européen de négoce des émissions de CO2 , ou encore l'harmonisation de la taxation des carburants , qui relève actuellement rien qu'en Europe, de 5 mécanismes différents, ont été mis sur la table des négociations. Elles n'ont obtenu aucune réponse concrète , le communiqué final du G7 laissant le soin à chaque pays de décider d'éventuelles actions, « qui pourraient inclure les impôts et le négoce des émissions ». |

Un échec qui, même si cela n'a pas été clairement énoncé, est imputable en partie au pays le plus pollueur au monde en terme de CO2 : les Etats-Unis. Mais l'organisation politique des USA, qui donne aux Etats une capacité d'initiative forte, pourrait apporter, à la faveur de la prise de conscience des citoyens américains sur ces questions, une réponse à court terme à l'absence de ratification du protocole de Kyoto par l'administration centrale. En effet, « la seule chose qui peut faire bouger le curseur c'est que les Etats-Unis s'engagent au niveau fédéral », estime Christian de Perthuis, spécialiste climat à la CDC française, considérant que cette évolution pourrait se faire « dans les trois prochaines années ». L'Allemagne a tout de même obtenu que les énergies renouvelables soient explicitement citées dans le cadre d'une diversification des sources d'énergies , et non le nucléaire pourtant défendu par les Français . La prochaine occasion pour la Chancelière Allemande de faire progresser les questions énergétiques et environnementales se présentera lors du sommet des chefs d'Etats et de gouvernement du G8 qui se déroulera en juin prochain. Sources : Reuters et AFP Photo : Crédit © Communauté européenne, 2007
olivier, pour la Rédaction.la rédaction |