Nature Sans Frontières L'actualité Nature & Environnement décryptée et commentée depuis Bruxelles, Capitale de l'Europe. Libération, TF1, Le Nouvel Observateur, Le Figaro, France 2, Le Monde, RTL, Europe 1…, la presse internationale dans son ensemble, en parlent depuis quelques jours : la Belgique vit-elle ses derniers jours ? Va-t-on vers un divorce comme en Tchécoslovaquie, il y a une quinzaine d'années, vers un clivage entre le Nord (la Flandre) et le Sud (la Wallonie), Bruxelles (siège de l'OTAN, de l'Union européenne) héritant d'un statut particulier, ou bien, se dirige-t-on vers une république « à la Suisse », à moins que la Wallonie devienne un nouveau département français ? Ce sont quelques hypothèses, parmi bien d'autres, dont celle d'un accord politique mettant « au frigo » (une spécificité belge !) les problèmes institutionnels les plus délicats, qui sont avancées alors que le pays est en crise majeure depuis une centaine de jours. |
« La Belgique pourrait bel et bien voler en éclats », titrait récemment le quotidien belge « Le Soir ». La Belgique, c'est, grosso modo, un Etat fédéral, plus de 10 millions d'habitants, trois langues – français, néerlandais et allemand -, trois communautés, trois régions, dix provinces, une monarchie constitutionnelle héréditaire, une Chambre, un Sénat, des parlements communautaires, des pouvoirs régionaux, une frontière linguistique – Flamands/Wallons -, un important taux de chômage, surtout en Wallonie, quelque soixante ministres et secrétaires d'Etat (davantage qu'en France, qui compte six fois plus d'habitants !), et cet ensemble est donc au bord du gouffre. Surréalisme à la belge, pour certains, fin de la Belgique (unitaire) de papa, pour d'autres, informateurs, formateurs, démineurs… se succèdent pour tenter de former un gouvernement. Et les Verts ? Dans tout ce concert, les deux partis écologiques belges (Groen ! – Vert -, en Flandre, et Ecolo, dans la partie francophone), qui ont connu un réel succès électoral en juin dernier lors des législatives, ont été invités à des discussions en vue de débloquer la situation. Les Verts s'y sont présentés avec trois exigences bien précises : relever les défis environnementaux, sociaux et économiques, avec, en filigrane, le climat, la solidarité, un groupe parlementaire commun Ecolo/Groen !... |
Ce fut une fin de non recevoir à ces exigences. En conclusion (provisoire ?) à cet épisode dans la crise belge, le Bureau des Verts belges a rappelé que sa campagne électorale s'était basée sur le slogan « Ecolo maintenant ! » et non « Pigeons maintenant ! ». Affaire à suivre, donc. Pierre Guelff. Retrouvez Pierre Guelff sur http://pierreguelff.skynetblogs.be http://pierreguelff.skynetblogs.be pierre, pour la Rédaction.la rédaction |