Lors des débats, qui devaient s'achever le 4 mai, les pays dits en "voie de développement", (la Chine mise à part), ont tenu à rappeler, « qu'ils n'étaient pas la cause du réchauffement climatique », même si, il est vrai, ils connaissent une "démographie galopante", aux besoins grandissants, et ont, par la force des choses, de nouveaux besoins. Soyons clairs, ces récoltent les fruits de la tendance actuelle, et du coup, les "pires effets" de cette "mondialisation l'économie de grande consommation". En tout cas, et c'est une première, bon nombre de leurs représentants sont venus dire haut et fort, qu'ils allaient être (et sont déjà), aux "premières loges" lorsque les conséquences de cette dynamique mondiale entraînent de profonds changements, en terme de pollution atmosphérique au sens large du terme, (faute de moyens la plupart du temps c'est vrai(, mais aussi et surtout, lorsque l'on connaît les prédictions de cartes futures pour les déplacements programmés de population…(voir article Fréquence Terre sur les réfugiés politiques). Ainsi, le Soudan ou encore le Rwanda, ont souligné à Bangkok que les enjeux étaient bel et bien planétaires, qu'il était déplacé de faire porter la faute à ceux qui eux aussi, « vont avoir à faire face aux "conséquences naturelles du réchauffement ». (…) « C'est à chacun d'entre nous de prendre ses responsabilités, nous avons besoin de tout le monde », déclarait un représentant africain... Dés les premiers "débats de Bangkok", le GIEC a mentionné et reconnu, que « le réchauffement climatique des prochaines années allait se traduire par une augmentation des sécheresses, inondations et autres événements climatiques extrêmes, menaçant des millions de personnes dans le monde, les pays pauvres étant les plus exposés. » Les experts quant à eux estiment qu'il est (encore) possible de lutter contre cette réalité, « en utilisant les technologies modernes disponibles aujourd'hui, afin « d'enrayer la croissance des émissions de gaz à effet de serre », et ce, « à condition que les Etats investissent suffisamment en ce sens... » Naturellement se pose alors la question de l'attitude des investisseurs occidentaux qui pourraient parier sur les pays pauvres pour appliquer stratégiquement un partage de compétences et une politique de savoirs faire en matière d'énergies renouvelables, (solaire, éolien, gestion et approvisionnement en eau… En faisant les comptes, les spécialistes du GIEC reconnaissent qu'en quelques dizaines d'années, les pays riches au sens large, sont bien ceux qui « ont relâché dans l'atmosphère des millions de tonnes de CO2", et qu'il est vrai qu'à ce jour, « bon nombre de pays en développement n'ont pas d'autres solutions que d'utiliser les énergies polluantes pour faire face à une demande énergétique en constante augmentation... » "Il y a dix ans encore notre approvisionnement énergétique était essentiellement assuré par l'hydro-électricité », (…) Aujourd'hui, avec l'augmentation de la consommation énergétique du pays, nous nous tournons vers le charbon. |
C'est un problème pour un pays comme le notre parce que notre économie n'est pas si forte, et nous ne pouvons pas nous permettre autre chose », concède un membre du Département Météorologique du Sri Lanka. En résumé, la vraie question aujourd'hui est de savoir si les pays riches réfléchissent "vraiment" à l'usage des technologies modernes ayant fait leurs preuves, pour, à la fois, ouvrir de nouveau marchés alliant perspectives économiques et préservation de la Planète, en collaboration avec les "pays énergivores" émergents… La question mérite d'être posée, ne serait ce aux pays industrialisés signataires du protocole de Kyoto. L'idée maîtresse restant de participer à la simple compensation, en partie en tout cas, des propres émissions à effet de serre de ces pays riches... Fabrice Hubert, 30/04/2007 Energie et Environnement. Sources : orange.fr, et AFP
fabrice, pour la Rédaction.la rédaction |