Aujourd'hui, alors que le génocide du peuple tibétain prend des proportions dramatiques, ces mêmes hautes instances du CIO demandent de ne pas s'immiscer dans les affaires « politiques » de la Chine, voire jouent les autruches. C'est vrai que le marché chinois est immense et que les affaires vont bon train entre l'Occident et le Pays du Milieu. Dès lors, pour quelques Tibétains abattus, « on » ne va pas risquer de perdre des contrats, n'est-ce pas. C'est tellement vrai, que deux visites du Dalaï-Lama en Belgique ont été retardées pour ne pas déplaire aux Chinois, alors que, ô hasard !, des missions économiques belges, emmenées par des membres de la famille royale !, visitaient la Chine en quête de nouveaux contrats juteux. La presse belge dénonça l'affaire puis tout retomba comme un soufflé. Circulez, il n'y a plus rien à voir. Cette même presse qui, à présent, n'hésite pas à censurer des internautes qui l'interpellent (sur le forum du quotidien « Le Soir », par exemple) en demandant de boycotter les JO en n'envoyant pas de reporters à Pékin, en faisant l'impasse sur les infos concernant ces Jeux ou en ne publiant que de brefs communiqués (résultats, compositions d'équipes…), etc. |
Pourtant, si, dans chaque pays, au-delà de discours sans importance et qui font bien rigoler les autorités chinoises, on y allait d'une mesure concrète, les choses pourraient changer. Un exemple : s'engager – par pétition ? - à ne pas regarder les JO à la TV et, surtout, en aviser les chaînes et autres médias, d'où des répercussions financières à la baisse pour les publicitaires et autres annonceurs. Or, quand on touche au compte en banque des sociétés, celles-ci se rebiffent, l'argent n'est-il pas le nerf de la guerre ? L'heure n'est donc plus aux tergiversations. Se taire, ne pas agir, c'est non seulement un manque de courage politique et citoyen, mais c'est, quoi qu'on en dise, une sorte de complicité. Pierre Guelff.
En savoir plus... pierre, pour la Rédaction.la rédaction |